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Il ny a aucun blessé, tout juste du bois cassé
! » Oui mais quels bois ! Puisquil sagit des
vergues des deux mâts de la goélette La Recouvrance,
et de ses haubanages. Il était un peu moins de dix-sept heures
hier après midi et il y avait foule sur les quais. Notamment
sur la rive droite entre les hangars 10 et 11 pour admirer le Marité.
Ce fameux trois mâts barque construit à Fécamp,
lequel vogue aujourdhui sous pavillon suédois et que
Rouen aimerait acquérir.
Il navait pas échappé aux centaines, peut être
déjà milliers de flâneurs que la belle Recouvrance,
la brestoise, éprouvait des difficultés à accoster.
Manuvre catastrophique
La goélette tenta une première fois dapprocher
le quai, sans réussite. La seconde manuvre se révéla
catastrophique. La Recouvrance dérivant dans le courant du
fleuve, plus virulent que prévu, sur le Marité. On
entendit un sinistre bruit sec de bois cassé. La Recouvrance
venait de briser ses vergues, éraflant larrière
bâbord du Marité, arrachant son antenne GPS, écrasant
le moteur de son zodiac. Quels dommages pour les listons ? Cela
reste à expertiser.
Benoît Fève, président des pilotes de Seine
souligne quil ny avait aucun pilote à bord de
La Recouvrance, alors que la présence dun professionnel
connaissant parfaitement les vents et les courants du fleuve aurait
sans doute évité un tel accident. Ce genre de bateau
étant, par nature, peu manuvrant.
A la capitainerie du port, M. Delavault chargé de la sécurité
précise : « Au sens de la réglementation,
La Recouvrance navait pas lieu davoir un pilote. Par
contre celui du Sorlandet avait prévenu par radio La Recouvrance
du piège qui lattendait. » Il aurait sans
doute été judicieux de faire appel à une vedette
du lamanage pour éviter cet incident qui aura marqué
les esprits. Attirée par lévénement,
la grande foule allait suivre la suite et fin des péripéties
de cette accostage tumultueux, alors quune dizaine dembarcations
intervenaient pour porter aide au voilier en difficulté.
La parole est désormais aux experts !
RÉMI PARMENT
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