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PROGRAMME OFFICIEL |
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116
pages en couleurs :
une mine de renseignements pour tout savoir sur l'Armada. En vente
sur le site.
Bon
de commande |
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Gérard,
le metteur en ciel
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| Grand
ordonnateur de spectacles pyrotechniques, Gérard Métayer
promet d'illuminer de mille feux le site de l'Armada et « un
final d'enfer » samedi 5 juillet. |
Une
nouvelle fois présent cette année, le géant
russe de 108 mètre n'a manqué aucun rendez-vous maritimes
rouennais (Photo PN/Thibault Rousseau)
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Après
les voiliers, le feu d'artifice tiré tous les soirs de
la presqu'île Rollet, est l'autre vedette de l'Armada. Patron
de la société normande 8e art, Gérard Métayer
le magicien des nuits colorées des «Armadiens»,
a fait de ce « nez » greffé au village VIP,
son terrain de jeu favori.
La journée, pendant que la foule grouille sur les quais,
lui va au charbon. Avec dix de ses artificiers, il prépare
méthodiquement son spectacle du soir. Le pas de tir, grand
comme quatre terrains de football, est totalement bouclé,
étroitement surveillé par la police. Au calme, Gérard
organise ses postes, ajuste ses bombes et ses fusées, déroule
ses câbles électriques reliés au pupitre de
commande. « C'est vaste, mais le site
nous donne des possibilités inouïes. Deux cent cinquante
mètres de façade, vous vous rendez compte ! »,
se régale Gérard Métayer, qui dispose là
d'une scène à la mesure de son talent professionnel.
Donner du rythme
Pour sa seconde Armada, ce sorcier de l'art pyrotechnique qui
définit les Italiens, les Espagnols, les Chinois ou les
Japonais comme les maîtres du genre, va tirer neuf feux,
dont quatre totalement différents. Il revient brièvement
sur le premier, mis en ciel, samedi soir : «
Parfait. Tout pile poil. » La précision donne
la mesure de la performance.
« Toutes les séquences sont
d'abord le fruit de mon imagination. Ensuite, j'ai couché
sur le papier les soixante tableaux à réaliser.
Après, je me suis mis en quête de rassembler le gamme
complète des produits, tout en sachant quels effets je
voulais créer et quelles couleurs je voulais donner à
voir », explique Gérard Métayer. Le
volume du matériel disséminé ne l'intéresse
guère. « Peu importe le nombre
de bombes tirées. L'important c'est l'émotion que
vous donnez au public. S'il a le temps de se dire « oh la
belle bleue », c'est foutu. Il faut surprendre, étonner.
Donner du rythme c'est essentiel », détaille-t-il.
Plein les yeux, plein les oreilles, serait un peu sa devise. D'ailleurs
pour le dernier soir de l'Armada, Gérard a déjà
prévu de mettre la gomme. «
Je tiens un final d'enfer. Je n'ai plus qu'à concevoir
l'habillage. Faudra pas rater ça. »
La société 8e art, est une habituée des grand
feux d'artifice. Des festivals comme Macao ou San Sebastien n'ont
plus de secret pour elle. « La responsable
de celui de Chantilly viendra assister à la dernière
soirée. J'espère la séduire »,
avance Gérard Métayer. L'homme ne craint que deux
choses. Le vent qui l'empêcherait de libérer ses
foudres et. le retard à l'allumage.
SERGE
ORTOLE
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