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« La vie est belle à bord du Radich »
Cadette depuis deux ans à bord du « Christian-Radich », navire-école norvégien, Thérèse, engagée dans la marine marchande, atteste « vivre une aventure exceptionnelle ».
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Cadette sur le Rasich
Cadette norvégienne de 26 ans, Thérèse profite de l'Armada pour découvrir Rouen mais aussi des lieux du "Christian Radish" qui lui sont encore inconnus ! (Photo PN)

Ce trois-mâts carré est tout simplement immense. Le Christian-Radich, amarré face à l'avenue Pasteur, mesure 76 mètres de long. « Grandiose », lance une spectatrice émerveillée par ce voilier norvégien. Le navire école est l'un des ambassadeurs scandinaves les plus réputés. Thérèse navigue à bord de ce bateau depuis deux ans déjà.

La jeune marinette ne se lasse pas de son vaisseau.

Fière, elle avoue « avoir appris sur le tas en tant que volontaire. Voilà seulement que je commence à être payée mais qu'importe. La vie est belle à bord du Radich ».

Thérèse bouquine sur une banquette-lit. La même qui lui sert à s'asseoir pour les trois repas de la journée. La même aussi qui abrite son linge et ses affaires personnelles. « Il faut être pro de l'organisation pour cohabiter avec les autres. Nous avons deux dortoirs pouvant accueillir jusqu'à quatre vingt-huit personnes. » Aucun matelot ne possède de cabine, ce privilège étant réservé aux officiers et à certains membres de l'équipage.

Parfois aux commandes

En dehors des plats en sauce à base de pomme de terre qui restent au menu de l'équipage entier, les marins ne sont pas logés à la même enseigne que les gradés. « Voici le salon du capitaine. Il y reçoit les autres commandants de bateau. Nous n'y avons jamais accès », confie la cadette de 26 ans. Thérèse profite de l'Armada, durant laquelle l'équipage fait visiter les coulisses aux intéressés, pour découvrir des lieux bien gardés. Comme la cabine équipée du matériel de navigation et de commande de la barre flambant neuf.
La jeune femme observe d'un œil admiratif les officiers qui manipulent aisément ces engins sophistiqués. « Je commande la roue de gouvernail parfois », assure-t-elle en ne quittant pas des yeux les ordinateurs de bord.

« Un jour, sûrement»


De toutes les façons, Thérèse a signé avec la marine marchande pour « vivre une aventure déjà exceptionnelle. Je suis allée au Danemark et en Suède. C'est un début ». Le matelot a prévu « de profiter au maximum de Rouen. Il paraît que le centre-ville historique est magnifique et qu'ici, on sait s'amuser ». Pour sûr. La fête a commencé vendredi, pour les Norvégiens et la trentaine de bateaux qui ont déjà accosté sur les quais de Seine. Et elle ne se termine pas avant dimanche 6 juillet

.JANE KOTB



 

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