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« Primauguet », de retour
de cinq mois de mission
Le Primauguet
Le navire de combat propose des visites tous les après-midis (Photo PN/Alain Lefèbvre)
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"Tous ces gens déjà sur les berges, pendant notre remontée de la Seine, impressionnante, magnifique : un très bon moment ! Nous sommes tous ravis de cette première escale à Rouen. Nous sommes moins connus que notre extraordinaire Jeanne d'Arc, qui repartira de Brest après une longue période d'entretien. Mais nous avons monté un circuit de visite qui sera, je le pense, intéressant pour le public, presque tous les après-midis. Un circuit assez « fluide », alors que nous sommes sur un pur navire de combat. »

Anne de Bretagne

Le capitaine de vaisseau Jean-Pierre Labonne, 47 ans et. 4.000 heures de vol dans l'Aéronavale, revient, avec l'équipage de sa frégate anti-sous-marine Primauguet, de quelque cinq mois de mission dans l'Océan indien. « Mission Héraclès, sous mandat international : vigilance anti terroriste, présence. Complètement hors guerre en Irak. Le temps de passer par Brest, notre base, et nous voici pour des activités plus festives ! »

Active depuis 1986, la frégate de 139 mètres de long est une unité ni vieille, ni ultra moderne. Mais mariant avec harmonie la haute tradition maritime franco-bretonne et les moyens de guerre contemporains. Avec, chez ses marins, un certain sourire ne masquant jamais la rigueur du travail. Tout cela, les visiteurs peuvent, ou pourront le constater.
Primauguet ? Le surnom de Hervé de Portzmoguer, marin de la duchesse Anne de Bretagne s'étant jadis sacrifié au combat avec ses hommes, contre la flotte anglaise. A bord d'ailleurs, un buste du héros.

Mais, visibles sur ou depuis le pont, les multiples moyens d'attaque et de défense de la frégate : systèmes missiles Exocet, Simbad et Crotale, canons, mitrailleuses, lance leurres, torpilles, sonars et. hélicoptère franco-britannique Lynx. « Un appareil vraiment conçu pour ce type de bateau, explique son responsable, le lieutenant de vaisseau Couder. Ce Lynx est vraiment un prolongement du bateau. »

Turbines ou diesel

Nicolas Couder, 31 ans, parle de ses missions avec une passion parfaitement maîtrisée.
Comme le font volontiers tous les hommes et femmes des différents « corps de métier » du Primauguet. Chef cuisinier, boulanger, chef du PC sécurité, jeune femme officier de quart pour la mise en œuvre du Lynx, chef du PC propulsion veillant sur ses « bêtes » : « Deux turbines à gaz de 24.000 ch en tout, ou deux diesel de propulsion de 5.600 ch. Les turbines permettent, en trois minutes, 30 nœuds. Mais la consommation atteint alors 12.000 litres de gazole à l'heure. » Pour cette Armada, ils sont cent quatre-vingt-dix à bord. Nouveaux Normands et heureux de l'être pour quelques jours, comme tous leurs collègues de la Marine nationale présents en même temps sur le site. Prêts à vous accueillir, à vous expliquer, vous décrire, vous raconter en relatifs détails leur boulot sacré.

FRANCOIS HENRIOT



 

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