A l'infirmerie du « Primauguet »
Armada 2003
Sur le pont principal de la frégate Primauguet, celui des lieux de vie, l'infirmerie : quelques mètres carrés, trois pièces dont un mini local de bureau, des toilettes. Dans l'une des deux « grandes » pièces, une table d'examen - gynécologique éventuellement - et les réserves de médicaments, en conteneurs. La seconde pièce, au fond, est la « salle des alités ». Deux patients peuvent y être hospitalisés, sous surveillance constante du médecin ou de l'infirmière.
Armada 2003
Infirmerie
Armada 2003
Le médecin Cyrille Gourjault, 29 ans, keutenant de vaisseau, et le maître Elise Leroux, 27 ans, infirmière depuis 7 ans (Photo PN/Alain Lefebvre)
Armada 2003
Le tiers de l'équipage de la frégate est d'ores et déjà formé aux premiers secours, mais les deux spécialistes du bord sont le médecin des Armées Cyrille Gourjault, 29 ans, lieutenant de vaisseau, et le maître Elise Leroux, 27 ans, infirmière depuis plus de sept ans. « J'ai suivi mes études médicales à l'école militaire de santé de Bordeaux, au même contenu que les études civiles, indique le médecin, depuis un an à bord. L'armée ? Un choix personnel. Ces longues études sont payées, nous sommes pris en charge. Mais il y a aussi la perspective d'une vie sympathique. Et puis, l'idée de l'aide humanitaire, de l'assistance, cet aspect altruiste, ça marque. En plus, notre formation est complétée par de la chirurgie de guerre, de catastrophe, de la médecine tropicale. »

Sous anesthésie

La salle des alités est une salle d'intervention. « Je peux, ici, intuber sous anesthésie, ventiler, réanimer, précise Cyrille Gourjault. Si le cas est plus grave, je demande au commandant l'évacuation par hélicoptère du bord. Par exemple, lors de notre dernière mission, il y a eu une évacuation vers Mascate, et une autre évacuation, pour problème cardiaque. »

Si nécessaire, le toubib peut également arracher une dent.

Les pathologies les plus fréquentes ? « Des traumatismes en cas de très mauvaise mer, des entorses. Des problèmes de digestion, parfois, en escale. Et un certain nombre de problèmes ORL, du fait des différences de températures jour-nuit en pays chauds et chaleur-climatisation. Très peu de problèmes psychiques. » Le médecin et l'infirmière militaires ont également un rôle de prévention : sensibilisation aux maladies sexuellement transmissibles, au paludisme. « Et puis, je suis aussi conseiller en hygiène, sécurité, conditions de travail. » résume le jeune toubib aux réelles responsabilités.
Armada 2003
F.H.