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| A l'infirmerie du « Primauguet » |
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| Sur le pont principal
de la frégate Primauguet, celui des lieux de vie, l'infirmerie
: quelques mètres carrés, trois pièces dont un
mini local de bureau, des toilettes. Dans l'une des deux « grandes
» pièces, une table d'examen - gynécologique éventuellement
- et les réserves de médicaments, en conteneurs. La
seconde pièce, au fond, est la « salle des alités
». Deux patients peuvent y être hospitalisés, sous
surveillance constante du médecin ou de l'infirmière. |
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| Le médecin Cyrille Gourjault,
29 ans, keutenant de vaisseau, et le maître Elise Leroux, 27
ans, infirmière depuis 7 ans (Photo PN/Alain Lefebvre) |
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Le tiers de l'équipage
de la frégate est d'ores et déjà formé
aux premiers secours, mais les deux spécialistes du bord sont
le médecin des Armées Cyrille Gourjault, 29 ans, lieutenant
de vaisseau, et le maître Elise Leroux, 27 ans, infirmière
depuis plus de sept ans. « J'ai suivi
mes études médicales à l'école militaire
de santé de Bordeaux, au même contenu que les études
civiles, indique le médecin, depuis un an à bord. L'armée
? Un choix personnel. Ces longues études sont payées,
nous sommes pris en charge. Mais il y a aussi la perspective d'une
vie sympathique. Et puis, l'idée de l'aide humanitaire, de
l'assistance, cet aspect altruiste, ça marque. En plus, notre
formation est complétée par de la chirurgie de guerre,
de catastrophe, de la médecine tropicale. »
Sous anesthésie
La salle des alités est une salle d'intervention. «
Je peux, ici, intuber sous anesthésie, ventiler, réanimer,
précise Cyrille Gourjault. Si le cas est plus grave, je demande
au commandant l'évacuation par hélicoptère du
bord. Par exemple, lors de notre dernière mission, il y a eu
une évacuation vers Mascate, et une autre évacuation,
pour problème cardiaque. »
Si nécessaire, le toubib peut également arracher une
dent.
Les pathologies les plus fréquentes ? «
Des traumatismes en cas de très mauvaise mer, des entorses.
Des problèmes de digestion, parfois, en escale. Et un certain
nombre de problèmes ORL, du fait des différences de
températures jour-nuit en pays chauds et chaleur-climatisation.
Très peu de problèmes psychiques. » Le
médecin et l'infirmière militaires ont également
un rôle de prévention : sensibilisation aux maladies
sexuellement transmissibles, au paludisme. «
Et puis, je suis aussi conseiller en hygiène, sécurité,
conditions de travail. » résume le jeune toubib
aux réelles responsabilités. |
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| F.H. |
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