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| Massilia et Mes Souliers réchauffent
lambiance |
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| Joie
de vivre et mort dans lâme, Mes Souliers sont rouges et
Massilia Sound system copains comme musiciens depuis le temps
quils se croisent dans les festivals ont fait un malheur
hier soir à lArmada. Un concert pas comme les autres,
car lombre du devenir des intermittents du spectacle planait
sur le site. Christine Rambaud, au nom du conseil régional,
organisateur de ces concerts, Robert Labaye directeur du Rive gauche,
de Francis Facon et de Gary lun chanteurs marseillais, ont débattu
du sujet avec la complicité de Mes Souliers sont rouges. Dans
la foule, beaucoup de pancartes affichaient «Public en péril»
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| Le groupe Mes Souliers sont rouges
a fait rougir lassistance de sa musique festive (Photo PN) |
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Coté musique, les cinq membres des Souliers ont fait rougir
de plaisir lassistance de leur musique composite, flanquée
dun humour de routard joyeux: «On
mélange les odeurs, cest la foire aux hormones à
Rouen! Dansons lamour, en attendant la mort
»
Une certitude le public de ces deux groupes est jeune, très
jeune, encore plus jeune. Et ça vous organise des dizaines
de chenilles festives à souhait. Le bonheur de faire la fête,
puisquon est là pour cela.
Après Yannick et ses copains, Gary qui a rejoint les
Souliers et pour pousser la romance avec les copains, comme sur
leur dernier disque sest littéralement emparé
de la scène. Massilia Sound system, cest du gros calibre,
ça déménage, le verbe haut, le geste précis,
le micro porte-étendard. Ils ont la tchatche et laccent,
les petits Marseillais aux gros bras. Virulents, vigoureux, vachement
toniques, avec un cur gros comme ça! Cette belle soirée
bien fraîche sest trouvée réchauffée
par une très chaude ambiance.
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| RÉMI PARMENT |
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PLUS
LOIN
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| La
mer plutôt que les biotechnologies |
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Mes
Souliers sont rouges est un nom de groupe plus quimagé
pour une musique à vocation festive venue des belles contrées
de Basse-Normandie. Yannick, le guitariste et ses copains Denys,
Stéphane, Ludovic, François, habitent tous Caen, à
lexception dun ermite qui préfère sisoler
dans la Manche.

Au sein de Mes Souliers, personne ne traîne la savate. Il
ny a ni lampiste, ni leader, tout le monde chante, toute le
monde joue, tout le monde compose. Mais cest Yannick, venu
des horizons du jazz, qui se plie au jeu des questions-réponses.
Paris-Normandie: Un nom pareil cela ne sinvente pas! Quel
en est lorigine?
Yannick: «Cest le titre dune
chanson fétiche, que nous chantons toujours en clôture
de nos concerts. Notre formation sest constituée il
y a plus de onze ans. On a commencé dans les petits bars.
De petits bistrots en belles scènes on a célébré
nos dix ans à lOlympia et en festivals, notre
musique évolue sur le même mode plaisir.»
P-N.: Quelle est la couleur de votre musique?
Y.: «Ce qui nous a réuni
cest une rencontre autour de la musique québécoise.
Nous jouons acoustique, de manière à garder un vrai
contact avec le public. Ce sont des chansons à répondre.
Ce nest pas un show à sens unique.»
P-N.: Vous qui êtes Caennais, connaissiez-vous lArmada?
Y.: «De réputation cest
évident. Comment en serait-il autrement. Mais je nétais
jamais venu sur ces quais. Cest même frustrant, parce
quon a eu quune demi-heure pour se balader et admirer
les voiliers, après avoir fait les balances.»
P-N.: Votre nouveau disque sintitule Cinq, pourquoi?
Y.: «Cest notre cinquième
album, sorti en janvier dernier, et nous sommes cinq, venus dhorizons
les plus divers. Du jazz, du rock, de la chanson. Ce qui nous unis
cest le bonheur de communier en direct avec le public. Cest
même pour cela que nous jouerons ce soir, alors que nous nous
sommes posés la question toute la journée «fallait-il
ou non joue» vu la réforme annoncée
du statut des intermittents du spectacle. Ce qui la emporté,
cest notre volonté de ne pas décevoir le public
de lArmada.»
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