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Sur les pavés, la samba
Armada 2003
Hier, l'association Agogô a battu le pavé rouennais sur des rythmes brésiliens endiablés. Et soudain, le soleil et la plage semblèrent tout proches du centre-ville.
Armada 2003
samba
Armada 2003
Les danseuses de l'association maronnaise ont improvisé une samba énergique (Photo PN)
Armada 2003

Mais quels sont ses sourdes cymbales qui retentissent sur la place ?

La grisaille rouennaise et le brouhaha routinier des klaxons ont fait place hier, place du général de Gaulle, au soleil du Brésil et aux rythmes endiablés. Tambours calés sur le ventre, baguettes bien en main, les musiciens de l'association Agogô ont fait danser les pavés. et les jolies demoiselles. Huit danseuses de l'association marommaise ont improvisé une samba énergique. Sous l'œil attendri mais directif de leur professeur, Ludivine, les jeunes filles s'en sont donné à corps joie. « C'est très fatiguant de danser sans discontinuer pendant près de quatre heures, mais nous sommes de vrais fanas de samba. Communiquer notre plaisir au public nous motive » explique Rose marie. Déhanchés lascifs, poitrines sautillantes et sourires coquins, le public, un peu refroidi par la pluie, est tombé sous le charme.

Parcours brésilien

Soudain, la troupe grimée se met en branle : il faut atteindre la rue Saint-Nicolas pour 18 h et le chemin est encore long. Dans les rues, les tambours raisonnent et des têtes curieuses se penchent des fenêtres. Les plus enthousiastes suivent le cortège à la trace, rue de l'Hôpital, allée Eugène Delacroix, rue Saint-Lô et rue Socrate.

Organisé par le comité Saint-Nicolas/Saint-Lô, ce carnaval entrait dans le cadre des festivités de « l'Armada des quartiers ». Les commerçants ont ainsi payé environ 3.000 € pour voir leur devanture envahie par les petits hommes verts, jaunes et les badauds.

Armada 2003
CECILE POURE