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Mais quels sont ses sourdes cymbales qui retentissent sur la place
?
La grisaille rouennaise et le brouhaha routinier des klaxons ont
fait place hier, place du général de Gaulle, au soleil
du Brésil et aux rythmes endiablés. Tambours calés
sur le ventre, baguettes bien en main, les musiciens de l'association
Agogô ont fait danser les pavés. et les jolies demoiselles.
Huit danseuses de l'association marommaise ont improvisé
une samba énergique. Sous l'il attendri mais directif
de leur professeur, Ludivine, les jeunes filles s'en sont donné
à corps joie. « C'est très fatiguant de danser
sans discontinuer pendant près de quatre heures, mais nous
sommes de vrais fanas de samba. Communiquer notre plaisir au public
nous motive » explique Rose marie. Déhanchés
lascifs, poitrines sautillantes et sourires coquins, le public,
un peu refroidi par la pluie, est tombé sous le charme.
Parcours brésilien
Soudain, la troupe grimée se met en branle : il faut atteindre
la rue Saint-Nicolas pour 18 h et le chemin est encore long. Dans
les rues, les tambours raisonnent et des têtes curieuses se
penchent des fenêtres. Les plus enthousiastes suivent le cortège
à la trace, rue de l'Hôpital, allée Eugène
Delacroix, rue Saint-Lô et rue Socrate.
Organisé par le comité Saint-Nicolas/Saint-Lô,
ce carnaval entrait dans le cadre des festivités de «
l'Armada des quartiers ». Les commerçants ont ainsi
payé environ 3.000 € pour voir leur devanture envahie
par les petits hommes verts, jaunes et les badauds.
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