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| Stéphanie, biologiste
sur un trois-mâts |
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| L'intrépide
Stéphanie est embarquée sur le trois-mâts hollandais
« Oosterschelde », spécialisé
dans les croisières. Cette jeune Française volontaire
est biologiste marin. |
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| Pour Stéphanie Delacroix,
ici avec le capitaine Peter Borsboom la passion pour la mer ressemble
à un coup de foudre (Photo PN/Thibault Rousseau) |
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Là où elle se sent
le mieux, c'est à trente-six mètres de hauteur. Tout
en haut de l'un des trois-mâts de l'Oosterschelde, splendide
goélette hollandaise spécialisée dans les croisières,
de l'Ecosse à l'Antarctique.
Sandrine Delacroix, 27 ans, jeune parisienne devenue biologiste marin,
contemple depuis la rive gauche de la Seine une ville inconnue. Intégrée
à l'équipage des six marins néerlandais en tant
que volontaire, elle exulte.
« Je devais m'arrêter à
Rouen. Mais il est possible que je continue encore jusqu'aux Pays-Bas
et peut-être Saint-Pétersbourg », espère
la jeune femme. Et la famille dans tout ça ? «
Je pense qu'ils vont venir me voir ici plutôt que le contraire
», lance-t-elle avec un sourire. Sa passion pour la mer ressemble
à un coup de foudre. « J'étais partie un jour
de vacances faire de la plongée avec un ami en voilier. J'ai
barré pendant trois heures et cela ne m'a plus quitté.
»
Depuis, les voyages comme simple passagère, puis volontaire,
se sont succédé à bord de différents bateaux.
Stéphanie a déjà parcouru bien des miles marins
et fréquenté différents navires présents
à l'Armada.Celui qu'elle préfère ? l'Oosterschelde,
bien sûr ! Après avoir goûté au Belem, au
Christian Radich, et même au Statsraad Lehmkuhl, son jugement
est catégorique.
Vraie solidarité
Parce qu'à bord du navire, commandé par le sympathique
Peter Borsboom, « c'est comme une famille. Je suis intégrée
à toutes les tâches de la navigation et du bord. Et puis
ce bateau réalise des projets fantastiques, comme les voyages
en Antarctique. Je n'ai pas encore eu la possibilité d'y aller
mais je suis impatiente. »
L'équipage masculin l'a parfaitement acceptée. «
Ce n'est pas du tout macho, les Hollandais sont des gens ouverts.
Il existe une vraie solidarité entre nous. »
De plus, les conditions de vie sur le navire sont «
très confortables. » Chaque marin dispose d'une
cabine avec lavabo. « Et puis ce
bateau est vraiment superbe ! L'atmosphère y est chaleureuse,
sa taille -98 mètres- est idéale », s'exclame
encore Stéphanie. Son rêve serait désormais de
travailler en mer, sur un bateau. «
Beaucoup organisent des séjours pédagogiques autour
de la biologie marine. »
Stéphanie n'ose pas trop montrer son impatience de partir de
Rouen. Elle ne rêve que de naviguer. «
Je n'avais jamais remonter la Seine et c'est très beau. Les
gens nous ont acclamés, c'était formidable. Mais je
voudrais être tout le temps en mer. Un mois à terre et
c'est déjà beaucoup trop. » |
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| Véronique Baud |
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PLUS
LOIN
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| La
mer plutôt que les biotechnologies |
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Le
capitaine de lOosterschelde vous accueille dans le salon piano
bar art déco de la goélette, là où lon
imagine quil fait bon se reposer après une randonnée
dans les glaces de lAntarctique. Cette ambiance cosy à
fond de cale rappelle lépoque dorigine du bateau,
maintes fois modifié depuis son lancement en 1918.
Ancien second du bateau, ayant abandonné les biotechnologies
pour intégrer lEuropa -autre bateau jadis présent
sur lArmada- comme matelot en 1996, Peter Borsboom ne connaît
pas encore lArmada.
«Ce navire a deux vocations. Les
croisières nature, en mer du Nord et vers lAntarctique,
et puis la participation aux grandes manifestations.»
Le navire accueille donc une clientèle de croisiéristes,
accompagnée dun guide biologiste.
A bord de lancien cargo, il faut sept semaines de navigation
à la voile pour rejoindre les paysages glacés de lAntarctique.
«Cest pour avoir cette liberté,
cette très belle vie de marin que jai quitté mon
métier davant. Ici, je préfère quand il
ny a pas trop de monde, pour que les visiteurs profitent vraiment
du bateau et quon puisse bien les guider.» |
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