Stéphanie, biologiste sur un trois-mâts
Armada 2003
L'intrépide Stéphanie est embarquée sur le trois-mâts hollandais « Oosterschelde », spécialisé dans les croisières. Cette jeune Française volontaire est biologiste marin.
Armada 2003
Stephanie
Armada 2003
Pour Stéphanie Delacroix, ici avec le capitaine Peter Borsboom la passion pour la mer ressemble à un coup de foudre (Photo PN/Thibault Rousseau)
Armada 2003
Là où elle se sent le mieux, c'est à trente-six mètres de hauteur. Tout en haut de l'un des trois-mâts de l'Oosterschelde, splendide goélette hollandaise spécialisée dans les croisières, de l'Ecosse à l'Antarctique.

Sandrine Delacroix, 27 ans, jeune parisienne devenue biologiste marin, contemple depuis la rive gauche de la Seine une ville inconnue. Intégrée à l'équipage des six marins néerlandais en tant que volontaire, elle exulte.

« Je devais m'arrêter à Rouen. Mais il est possible que je continue encore jusqu'aux Pays-Bas et peut-être Saint-Pétersbourg », espère la jeune femme. Et la famille dans tout ça ? « Je pense qu'ils vont venir me voir ici plutôt que le contraire », lance-t-elle avec un sourire. Sa passion pour la mer ressemble à un coup de foudre. « J'étais partie un jour de vacances faire de la plongée avec un ami en voilier. J'ai barré pendant trois heures et cela ne m'a plus quitté. »

Depuis, les voyages comme simple passagère, puis volontaire, se sont succédé à bord de différents bateaux. Stéphanie a déjà parcouru bien des miles marins et fréquenté différents navires présents à l'Armada.Celui qu'elle préfère ? l'Oosterschelde, bien sûr ! Après avoir goûté au Belem, au Christian Radich, et même au Statsraad Lehmkuhl, son jugement est catégorique.

Vraie solidarité

Parce qu'à bord du navire, commandé par le sympathique Peter Borsboom, « c'est comme une famille. Je suis intégrée à toutes les tâches de la navigation et du bord. Et puis ce bateau réalise des projets fantastiques, comme les voyages en Antarctique. Je n'ai pas encore eu la possibilité d'y aller mais je suis impatiente. »
L'équipage masculin l'a parfaitement acceptée. « Ce n'est pas du tout macho, les Hollandais sont des gens ouverts. Il existe une vraie solidarité entre nous. »

De plus, les conditions de vie sur le navire sont « très confortables. » Chaque marin dispose d'une cabine avec lavabo. « Et puis ce bateau est vraiment superbe ! L'atmosphère y est chaleureuse, sa taille -98 mètres- est idéale », s'exclame encore Stéphanie. Son rêve serait désormais de travailler en mer, sur un bateau. « Beaucoup organisent des séjours pédagogiques autour de la biologie marine. »

Stéphanie n'ose pas trop montrer son impatience de partir de Rouen. Elle ne rêve que de naviguer. « Je n'avais jamais remonter la Seine et c'est très beau. Les gens nous ont acclamés, c'était formidable. Mais je voudrais être tout le temps en mer. Un mois à terre et c'est déjà beaucoup trop. »
Armada 2003
Véronique Baud


 




PLUS LOIN
La mer plutôt que les biotechnologies
Armada 2003
Le capitaine de l’Oosterschelde vous accueille dans le salon piano bar art déco de la goélette, là où l’on imagine qu’il fait bon se reposer après une randonnée dans les glaces de l’Antarctique. Cette ambiance cosy à fond de cale rappelle l’époque d’origine du bateau, maintes fois modifié depuis son lancement en 1918.

Ancien second du bateau, ayant abandonné les biotechnologies pour intégrer l’Europa -autre bateau jadis présent sur l’Armada- comme matelot en 1996, Peter Borsboom ne connaît pas encore l’Armada.
«Ce navire a deux vocations. Les croisières nature, en mer du Nord et vers l’Antarctique, et puis la participation aux grandes manifestations.» Le navire accueille donc une clientèle de croisiéristes, accompagnée d’un guide biologiste.
A bord de l’ancien cargo, il faut sept semaines de navigation à la voile pour rejoindre les paysages glacés de l’Antarctique. «C’est pour avoir cette liberté, cette très belle vie de marin que j’ai quitté mon métier d’avant. Ici, je préfère quand il n’y a pas trop de monde, pour que les visiteurs profitent vraiment du bateau et qu’on puisse bien les guider.»
Armada 2003