| LE
PROGRAMME OFFICIEL |
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116
pages en couleurs :
une mine de renseignements pour tout savoir sur l'Armada. En vente
sur le site.
Bon
de commande |
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| Le drapeau noir flotte sur la
marmite |
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| Vent de colère
sur les quais. Des restaurateurs se plaignent de la pénurie
de clients. Les licenciements se multiplient. Plus qu'un gros week-end
pour remplir les caisses. |
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| Des brasseries vides.
Depuis mardi, certains patrons ont commencé à licencier
du personnel. D'autres envisagent déjà le "dépot
de bilan" (Photo PN) |
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Après un week-end de surchauffe
des tiroirs caisses, la pluie a refroidi la machine et les esprits.
Ils ne sont pas encore les révoltés du Bounty mais les
restaurateurs font la soupe à la grimace.
Au banc des accusés : le mauvais temps, l'absence de gros bateaux
militaires, les tarifs de location des stands, le manque d'animation
sur les quais et plus spécialement aux extrémités
est et ouest ou encore la concurrence féroce des bateaux restaurants
de croisières en Seine.
Les cambusiers des quais sont inquiets et les provisions s'entassent
dans les frigos. Depuis mardi, certains patrons ont commencé
à licencier du personnel. D'autres envisagent déjà
le « dépôt de bilan ». «
J'étais présent il y a quatre ans, mais avec 30 % de
restaurants en plus, la part du gâteau a diminué. Les
places sont chères et toute l'installation électrique
est à notre charge. J'ai du remercier huit de mes quatorze
employés. C'est une catastrophe ! », résume
Pascal Delaporte du Tandem à l'extrémité ouest
des quais rive droite
A deux pas, même constat chez Show Kebab ou au Mexicain qui
avait pris ce nom en espérant avoir le Cuauhtemoc face à
son emplacement. Mauvaise pioche, ce trois-mâts barque sud-américain
est cinq cents mètres plus loin. «
L'Armada est trop étirée, il y a des trous partout.
Les bateaux sont trop petits. Il en manque ! Les gens veulent des
uniformes militaires car les marins sont synonymes de fiesta ».
Un commentaire qui revient dans toutes les bouches et de chaque côté
de la Seine.
Malgré ces espoirs déçus, l'Armada profite aux
plus ambitieux et aux professionnels les plus expérimentés
: un restaurateur au nez fin distribue depuis des mois des invitations
pour l'apéro gratuit ; la bière coule à flot
dans un pub irlandais qui a prévu concerts et animations. Sans
oublier Bodega de l'Agglo et Cantina de la Ville - officiellement
hors site - où les noctambules ont pris leurs quartiers d'été.
Bonne et mauvaise fortune
Rive gauche, les taverniers n'ont pas plus de vent dans les toiles.
Ni marins et ni touristes à leurs tables. Un vrai pot au noir.
Patrick Lerouilly est le responsable de l'Australian : 550 places
d'accueil, 35.000 euros de location, 17.000 euros d'installation de
cuisine ! Malgré ses trois cents couverts le midi et les quarante
du soir, le restaurateur indépendant (incité à
s'implanter sur l'Armada par une grande marque de bière) garde
pourtant le moral. Hier, l'accostage, face à son enseigne,
des matelots hollandais du Glaive apportera peut-être une bouffée
d'oxygène. « J'ai été
obligé de créer ma propre animation avec orchestre,
nous avons le problème de la concurrence de deux sites hors
Armada et surtout des bateaux restaurants : on est en train de tuer
la poule aux ufs d'or ! » Là aussi, le personnel
trinque : de vingt, les serveurs ne sont plus que neuf !
ALAIN LEMARCHAND |
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PLUS
LOIN
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| L'organisation
commerciale s'explique |
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L'organisation commerciale s'explique
Yves Asseline, directeur délégué du Comet et
responsable de la commercialisation du site explique les raisons
de ce départ. Si une clause de renonciation à recours
met l'organisation à l'écart de toutes poursuites
des commerçants installés sur l'Armada, certains d'entre
eux voulaient mardi faire intervenir des huissiers pour constater
les « trous » laissés par les rares navires manquant
à l'appel. « Les «
trous » sont un problème. Il manque de grosses cylindrées
militaires », commente sobrement Yves Asseline. «
Le prix des stands a augmenté. Mais 10 % en quatre ans, ce
n'est pas énorme. Nous sommes passés d'une capacité
de 6.000 places assises de restauration en 1999 à 10.000
en 2003. Pour 500.000 visiteurs jour attendus, ce n'est pas excessif.
En revanche, le problème du rapport qualité prix et
de certains tarifs pratiqués (lire Paris-Normandie de mercredi)
est réel. Ce sont les commerçants qui tuent la poule
aux ufs d'or ! Les restaurateurs oublient que la clientèle
connaît les prix. A la deuxième visite les gens reviennent
avec leur sandwiches et leurs boissons. » D'autres
facteurs expliquent cette moindre frénésie de consommation
: conjoncture économique défavorable, grèves
qui ont, par exemple, grignoté les finances des enseignants,
absence de certains touristes étranger. Les Américains
par exemple.
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| En chiffres |
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Le Comité dorganisation
des manifestations économiques et touristiques gère
la commercialisation du site Armada ainsi que la coordination de la
communication et de la publicité.
Manger et boire: Restauration debout: 23 (17 en 1999); Brasseries
de 100 places assises: 23 (17 en 1999); Restauration de 200 à
800m2: 13 (12 en 1999)
Location: 10.000 € le stand de restauration debout; 12.000 €
la brasserie de 100 places; de 25.000 à 47.000 € pour
les grands restaurants et brasseries.
Prix: entre1999 et 2003 les tarifs de location ont augmenté
de 10% (source Comet) |
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