| LE
PROGRAMME OFFICIEL |
 |
116
pages en couleurs :
une mine de renseignements pour tout savoir sur l'Armada. En vente
sur le site.
Bon
de commande |
|
|
|
La
face cachée du « Christian-Radich »
|
| Le
trois-mâts norvégien, un des bateaux scandinaves les
plus réputés au monde, vedette de cinéma et de
série télévisée, le « Christian-Radich »
dévoile ses coulisses. .. |
Le «
Christian-Radich » peut être visité, mais pas
entièrement. Lintimité et le travail des marins
sont préservés (photo PN/Christian Cariat)
.
|
Le
Christian-Radich a navigué durant six jours pour arriver
à Rouen. Dix-sept membres déquipage et sept
volontaires, qui ont payé pour faire partie du voyage,
sont à bord du voilier norvégien.
Un des bateaux scandinaves les plus réputés au monde.
Jusquà la parade, dimanche 6 juillet, les visiteurs
de lArmada ont la possibilité de le visiter gratui-tement.
Le visiter oui, mais pas entièrement. « Les cuisines,
les dortoirs et la cabine des commandes sont interdits au public
», assure le pacha, Clas Jagdum. Partout sur le pont, des
cordes supportent les mêmes panneaux dorés : «
Crew only », soit « Léquipage seulement
». Cest que lintimité et le travail des
marins se cachent derrière ces pancartes.
Impersonnel
Sous le pont du voilier, trois niveaux. Le sous-sol a été
conçu pour recevoir une grande cuisine et une remise dans
laquelle se trouve la chambre froide. Des énormes sacs
de pommes de terre traînent devant le réfrigérateur.
« On en mange beaucoup, à Oslo », justifie
Thérèse, jeune matelot. Une cinquantaine de kilos
de farine sont disposés sur les étagères.
« Le chef prépare le pain à bord »,
reprend la marinette.
Le dortoir aux quatre-vingt-huit banquettes se trouve au premier
étage. Cette salle sert aussi de buffet aux heures de repas.
La literie est bleue marine, unie. La pièce est très
ordonnée. Aucun objet personnel napparaît dans
ce décor froid, sauf peut-être un canard en peluche
posé dans un coin. « Cest à lassistant
du cuisinier », rougit Thérèse. Ce bateau
était un navire école. Il lest encore un peu
aujourdhui pour ceux qui ont de quoi payer
Au dernier niveau sous le pont du Christian-Radich. Dix-sept cabines
au bois plus chaud, denviron 5 m2, sont attribuées
aux officiers. Le capitaine ne souhaite pas montrer la sienne.
Mais celle dun autre gradé est grande ouverte. On
y découvre un petit lit dune place et un minuscule
bureau avec ordinateur portable. Cest tout. Mais là,
des cadres et des photos de famille humanisent la pièce.
« Nous avons une salle Internet accessible à tous
les passagers juste à côté de la cabine des
commandes », indique Thérèse. «
Mais ça coûte vraiment cher
»
En dehors des panneaux barrant laccès aux étages
inférieurs au pont, une dizaine de marins surveillent les
allées et venues des curieux. Les gradés ont le
sourire, ils ont appris à éconduire les plus tenaces
sans vexer. Avec une pointe dhumour, dans un anglais approximatif
et quelques mots de français entendus la veille
le
courant passe. Même si certaines visites resteront toujours
interdites au public.
JANE KOTB

Thérèse, matelot, vit sur le voilier norvégien
depuis deux ans (photos PN/Christian Cariat)
|
|
|
|
|
|
|
| LE
PROGRAMME OFFICIEL |
 |
116
pages en couleurs :
une mine de renseignements pour tout savoir sur l'Armada. En vente
sur le site.
Bon
de commande |
|