« Bremen », frégate lance torpilles
et ... centrale électrique
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En opération, le « Bremen » consomme
autant d’électricité qu’une ville comme Rouen
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Comme sur tous les bateaux militaires, à bord du Bremen, la frégate de la marine militaire allemande, on n’arrête pas d’ouvrir et de refermer de lourdes portes, épaisses comme celles de coffres-forts suisses. En livrée gris souris, le bâtiment en impose par ses dimensions et son armement.
En fin de matinée jeudi, les élèves officiers et les cadets ont déserté les ponts. Rien de plus. Normal, le marin se repose et se change les idées à terre. Trois jours d’escale, c’est court, autant en profiter.

Dans les coursives, le capitaine de corvette Dirk Braun file encore à la vitesse d’un Exocet. L’officier sert le Bremen depuis trois ans comme électricien en chef. Et quand on sait que la frégate consomme en opération, autant d’électricité qu’une ville comme Rouen, on mesure mieux l’ampleur de sa tâche. Des réseaux de fils électriques, il y en a partout.

Complètement autonome

Changer une ampoule passe encore, mais la tâche se complique pour Dirk Braun qui règne en maître sur toute l’électronique de bord, l’électricité des instruments de navigation, du système d’armement, des radars… Avec lui, vingt-sept personnes veillent au grain.

La salle de contrôle se situe dans le entrailles du Bremen. « Quatre moteurs produisent l’ensemble de l’électricité de bord », confie Dirk Braun parfaitement décontracté devant l’immense tableau de contrôle qui brille de mille ampoules témoin : « Si l’une d’elle s’éteint, je sais tout de suite identifier l’incident », lance-t-il, avec une belle assurance. Bref, sur la frégate, Dirk Braun et ses hommes sont incontournables.

Petite ville flottante, la frégate allemande est en mer complètement autonome. Pas question qu’une panne intervienne dans le système de réfrigération et de climatisation, dans celui de détection incendie, ou dans le bloc médical.

Le Bremen, placé sous le commandement du capitaine de frégate Jan-Dietrich Donker, a participé aux cérémonies de désactivation de la force navale franco-allemande (FNFA), dont il faisait partie. Une fois n’est pas coutume, la plate-forme d’appontement de l’hélicoptère s’est transformée pour l’occasion, en salle de réception… à ciel ouvert.

SERGE ORTOLE


 

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