Les anges gardiens du fleuve
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Thierry Aubry et Daniel Delavaux, deux des officiers de port
qui se relaient sur l’Armada (Photo PN)
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« A tous les bateaux de contrôle Armada, prière de respecter les consignes de navigation et de vitesse. »

Pour la énième fois, Thierry Aubry, l’un des officiers de port de permanence ce jour-là, appelle à la prudence tous les bateaux qui naviguent sur la Seine, entre le pont Guillaume-le-Conquérant et le musoir.

Depuis vendredi et l’accostage de tous les voiliers et bateaux de guerre, la capitainerie régule le navigation sur le fleuve. Pas question de naviguer sur le site sans autorisation et sans montrer patte blanche. « Nous devons toujours savoir combien de bateaux naviguent sur le plan d’eau pour pouvoir les canaliser », souligne Daniel Delavaux, normalement affecté au radar de Honfleur.

Justement, un bateau promenade annonce son arrivée sur la VHF. Thierry note scrupuleusement tous les détails. « Non seulement nous devons réguler le trafic, mais nous avons aussi la mission d’escorter les navires qui traversent le site. » Pendant l’Armada, l’activité portuaire ne faiblit pas, et la Mouette, la vedette de la capitainerie, ouvre la voie aux cargos. Afin d’éviter tout incident.

Sécurité, sécurité

« Le soir, nous devons nous assurer qu’il n’y a aucun bateau dans le périmètre de sécurité du pas de tir du feu d’artifice. »

Thierry regarde l’écran de son ordinateur. Les web-cams disséminées lui permettent d’avoir une vue d’ensemble. Et de prévenir toute dérive. « Nous disposons également d’une vedette qui peut intervenir sur le site afin de remettre un ponton, d’enlever les haussières d’un bateau. la bateau-pompe est également prêt à intervenir 24 heures sur 24, notamment pour prêter main forte aux pompiers en cas d’incendie. »

Les officiers du port notent aussi quelques dérapages des usagers du fleuve. Notamment des plaisanciers qui ne sont pas équipés de radio et n’observent pas toujours les règles de navigations et de sécurité. « Nous sommes en liaison avec la vedette de la brigade de gendarmerie fluviale du Grand-Quevilly, chargée de calmer les esprits et le cas échéant d’arraisonner les contrevenants », poursuit Daniel Delavault.

Les PV pourraient bien tomber, d’autant que pendant l’Armada, la vitesse sur le plan d’eau est limitée à trois nœuds (moins de 6 km/h).

Dimanche, tous les officiers de port seront à nouveau sur le pont. Pour coordonner le départ et la descente des bateaux. En attendant, les journées seront longues et Daniel et Thierry ne sont jamais mécontents de voir arriver la relève, leurs collègues Pascal et Éric.

O. C.


 

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