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Il
a obtenu son grade de capitaine à 34 ans. « Cest
plutôt jeune, je le conçois, mais je ne me rends pas
bien compte de ma chance. Je baigne dans la navigation depuis lenfance
», explique Clas Jagdum, aujourdhui commandant du
trois-mâts norvégien Christian Radich, après
avoir rempli son rôle de premier officier durant cinq ans.
Le pacha commence par pratiquer laviron à 6 ans, puis
monte sur des voiliers qui lemmènent aux quatre coins
du monde. « Je ne pensais quà cela : naviguer.
» Le Scandinave participe à de nombreuses régates
et finit par entrer dans la marine.
Clas Jagdum rencontre son épouse à Oslo. Sa famille
réside à quai, en Norvège. Sur ce sujet, il
nen dit pas davantage. « Ma vie privée nintéresse
personne. Ce qui compte, cest le travail ». Fermez
le ban !
« On sait se tenir »
Le capitaine est plus bavard pour évoquer ses souvenirs de
lArmada du siècle, en 1999.
Sous ses airs décontractés, le capitaine se veut «
discipliné ». « LArmada, je connais.
Jy ai participé il y a quatre ans. Je me souviens que
beaucoup avaient terni limage des marins, à cause de
leur comportement sur les quais durant la nuit. Il nous arrive de
faire la fête, cest vrai, mais on sait se tenir »,
prévient-il. Ses marins sortent le soir « mais je
leur demande de ne pas se faire remarquer ».
Son bateau accueille quelques stagiaires qui paient au prix fort
leur formation et des passagers en mal daventure qui, eux
aussi, monnayent leur présence sur le navire. Le Christian
Radich tient à sa réputation de voilier de prestige
« Pas de débauche », insiste Clas Jagdum.
Du coup, lorsquils disposent quelques jours de repos, les
marins ont la permission de se rendre à Paris ou en Belgique.
Comme Thérèse, 26 ans, partie samedi pour «
Paname » et Bruxelles, où elle devait passer quatre
jours.
Quant au capitaine, il a « suffisamment damis sur
place pour ne pas traîner le soir dans les bars des quais.
Je passe mon temps libre avec les commandants des deux autres navires
norvégiens, le Sorlandet et le Statsraad Lehmkuhl ».
Clas Jagdum esquive les « quen-dira-t-on » en
restant chez lui, sur son navire ou celui de ses compatriotes. En
tout cas cest ce quil dit.
JANE KOBT
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