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Sur le pont des retrouvailles

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Trois jeunes Bretonnes ont scellé leur retrouvailles sur l’Armada. Amies
depuis leurs études à Rennes, elles se sont retrouvées à Rouen.
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Christophe, électromécanicien sur le Primauguet, a été plébiscité par Carole, Sonia et Sylvie, avides d’en savoir plus sur la vie du navire militaire
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Carole a revêtu un pull marin pour l’occasion. Sonia, membre de l’association des amis des grands voiliers, peut se targuer d’avoir déjà navigué et participé aux manœuvres sur le Statsraad Lehmkuhl dans les fjords norvégiens. Sylvie découvre la flotte, le regard virant de bord au gré du défilé sur les quais.

Les trois jeunes Bretonnes scellent leur retrouvailles sur l’Armada. Amies depuis leurs études de droit à Rennes, elles se sont retrouvées chez Carole, rouennaise depuis un an.

Ces amoureuses de la mer et des bateaux n’ont pas voulu rater l’occasion du dernier week-end pour profiter de l’ambiance avant la grande parade. Une première visite du Statsraad Lehmkuhl, sur les indications de Sonia, leur a permis de se mettre en jambes.

Quel contraste

« Il n’y a eu que dix minutes d’attente pour monter sur le voilier, ça va. Mais je ne sais pas si on aura le courage d’en faire plusieurs. Le petit côté frustrant, c’est de devoir rester sur le pont, sans voir l’intérieur du navire. Mais on comprend bien qu’il faut respecter l’intimité des marins », explique Carole.

Et les marins justement, qu’en pensent ces demoiselles ? « Ah les Mexicains, bien sûr, on les aime bien… Mais les Indonésiens, on les remarque. C’est drôle, ils se ressemblent tous, on dirait des clones ! Et on a un faible pour les Norvégiens. C’est étonnant ce contraste en passant d’un bateau à l’autre. »

Autre cohabitation étonnante pour ces visiteuses enthousiastes, le mélange des navires de guerre et des illustres voiliers.

Sous le charme

Pour Sonia, pas vraiment fan des bateaux militaires, « les uns, aux lignes magnifiques, font rêver, de voyages, de terres lointaines, et les autres nous ramènent à une réalité plus effrayante. »

Quelques centaines de mètres plus loin, Carole avoue pourtant qu’elle visiterait bien un des bateaux gris. Les trois filles se retrouvent finalement sur l’échelle de coupée du Primauguet et se laissent finalement embarquer par Christophe, électromécanicien sur la frégate.

Ravies de la gentillesse des marins français, les Bretonnes posent des tas de questions à l’équipage. Système des quarts, salle des radars, mission antiterroriste dans le golfe persique, Christophe se fait un plaisir d’expliquer la vie, le fonctionnement, et les missions de cette ville flottante.

Carole et ses amies quittent le bord sous le charme. Cette fois, il est temps de songer à changer de rive. Le programme de cette première Armada est loin d’être terminé.

Dans la soirée, elles ont prévu d’aller faire un tour au concert, avant de profiter du dernier feu d’artifices. « J’étais déjà là jeudi. J’ai beaucoup apprécié Johnny Clegg. Quant au feu, il était absolument magnifique », s’exclame Carole.

Dimanche, ses deux invitées remettront le cap sur Rennes après un dernier au revoir aux bateaux.

VÉRONIQUE BAUD



 

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