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PROGRAMME OFFICIEL |
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116
pages en couleurs :
une mine de renseignements pour tout savoir sur l'Armada. En vente
sur le site.
Bon
de commande |
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Les
restaurants entre fantasme et réalité
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Les restaurateurs rouennais attendaient plus de retombées
économiques de cette quatrième édition de lArmada.
Un bilan en demi-teinte.
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Patrick
Leduc et son premier maître dhôtel Bruno Achenza :
« La notoriété de lArmada ne suffit pas
pour ramener des clients ! »
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Sur
les quais, restaurateurs et brasseurs dressent un bilan mitigé
de lArmada 2003. En ville, le constat est identique. Il
y a tout dabord ceux qui ont tiré leur épingle
du jeu en préparant en amont lévénement.
Cest le cas de Marc Andrieu des Petits Parapluies, place
de la Rougemare. « De nombreuses sociétés
ont réservé pour des repas daffaires avec
leurs clients. Mais la terrasse a un peu moins marché
»
Résultat : 600 couverts assurés sur une semaine.
De quoi entamer la saison dété sereinement.
Place du Vieux Marché, lArmada dope traditionnellement
les services. A dix minutes à pied des quais, les Armadiens
nhésitent pas à remonter vers la vieille ville
pour manger. Les patrons du Rouennais installé également
sur les quais ou de la Couronne et des Maraîchers
se déclarent satisfaits : « un ballon doxygène »
pour Dominique Cauvin, avec une moyenne de 200 à 300 couverts/jour.
Et puis il y a les autres : les déçus. Sur la rive
gauche, au Petit-Quevilly, Thierry Demoget des Capucines ne se
faisait guère dillusions : « Le premier
week-end a été bon mais pas de réservations
pour la suite des événements. Cest toujours
comme ça. Nous sommes trop loin du site. »
La douche froide
A Rouen, David Oper, patron de Pascaline, avait joué gros :
une formule spéciale Armada à 15,90 € au lieu
de 18 €, un menu traduit en cinq langues, un orchestre tous
les soirs pour lanimation. Et même une dérogation
pour fermer la rue de la Poterne à la circulation. « Jai
pris plus de personnel, mais force est de constater que cela ne
marche pas comme prévu. Jai essayé de participer
à la fête, mais ce nest pas à la hauteur
de nos espoirs ! »
Place de la Pucelle, à deux pas du Vieux-Marché,
cest la douche froide. Antoine Pietrini de la Parenthèse
avait un gros « fantasme » de lArmada : « Depuis
trois ans et demi que je suis installé, tous mes collègues
restaurateurs men parlaient. Ils me disaient que cétait
terrible. Du monde partout. »
Le restaurateur a aujourdhui six mois de stock de bières
et de vins corses sur les bras. Il paiera ses fournisseurs « après
la saison, si juillet et août marchent bien
»
Avec seulement trente couverts jour, il a dû se séparer
du personnel prévu : « lannée dernière
à la même époque on marchait mieux ! »
Une question de notoriété
A deux pas, de lautre côté de la place, Patrick
Leduc fait naviguer la Taverne du Vieux Rouen depuis deux ans :
« Cest inférieur à nos prévisions.
5.500 couverts en dix jours contre 8.000 prévus. Jai
dû faire ma propre communication et ma promotion. Jai
réussi à faire venir 3.000 personnes par groupe
de cinquante. Un travail solitaire qui se prépare à
lavance auprès des tour-opérateurs, des autocaristes
»
Avec un menu spécial, vin compris, à 21,75 €
la formule a pris.
« Mais jai quand même dû renoncer à
embaucher quatre extras. Pour moi, lArmada 2003 a manqué
de communication. Elle ne doit pas vivre que de sa notoriété.
Pour preuve, jai appris que plusieurs cars de touristes
étaient arrivés dimanche soir sur les quais. Trop
tard ! »
Ce commerçant rouennais va se réunir prochainement
avec lensemble des professionnels présents sur les
quais et en ville pour dresser un bilan chiffré. Avec lintention
de se faire entendre pour la prochaine édition.
A. L.
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