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Les animations ne font pas les affaires

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En se parant des couleurs des bateaux de l’Armada, les quartiers ont été plus vivants qu’en 99. Deux bémols : tout le monde n’a pas joué le jeu et les retombées sont faibles.
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Grâce aux animations, ici rue Saint-Nicolas, les rues étaient plus fréquentées mais commercialement les retombées ne sont pas hauteur des espérances
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Patrice Desmeulle n’a pas l’intention de jouer les pleureuses. Pour lui, l’Armada est un succès, que ce soit sur les quais ou en centre ville, un point c’est tout. A la tête du comité Henri IV/Saint-Eloi (Belgique), il se dit satisfait de cette semaine d’animations.

En collaboration avec la ville, les quartiers ont pris les couleurs de quatorze pays représentés au rassemblement de vieux gréements et de bateaux de guerre. Patrice Desmeulle considère que les opérations orchestrées par les commerçants ont rempli leurs objectifs : animer et attirer du monde dans les rues.

« C’est la première fois que tous les quartiers de la ville sont autant animés. Il faut bien reconnaître que d’habitude, les étés sont tristes ici. Là non ! Pendant dix jours, Rouen a littéralement explosé. » Patrice Desmeulle serait même partisan de pérenniser ce type d’opérations. « Nous pourrions en organiser tous les ans, en juillet ou en août, pendant une semaine. Ça contribuerait à améliorer l’image de la ville », insiste-t-il.

« C’est une très bonne idée, reprend Claude Roussel, du comité Saint-Nicolas, arborant les couleurs vives du Brésil. Ça mobilise et dynamise toute la ville. Pas seulement un quartier. A la rentrée, nous devrions la soumettre au conseiller municipal délégué au commerce, Frédéric Lemaire ». Et pourquoi pas, après avoir mis à l’honneur les pays, décliner les régions de France en 2004 ?

Faibles retombées

Outre la « bonne ambiance », Claude Roussel note également une « meilleure fréquentation dans les rues » par rapport à 1999. Gros bémol, tout de même : cette « fréquentation » ne s’est pas traduite en espèces sonnantes et trébuchantes dans les tiroirs-caisses.« Les gens sont venus pour se promener. »

Ce que confirme Michel Magne, rue de l’Hôpital (Allemagne). « Commercialement, les retombées ne sont pas à la hauteur de nos espérances », regrette celui-ci.

Notoriété

« Les métiers de bouche se plaignent d’un manque de clients », ajoute Didier Zede, du comité Martainville/Saint-Marc (France) avant de constater : « De toutes façons dès qu’il y a une manifestation, que ce soit le Tour de France ou la journée sans voiture, ça ne nous apporte rien. » Autre regret : tous les commerçants n’auraient pas joué le jeu.

Mais bon, espèrent Claude Roussel et Michel Magne, la notoriété de la ville acquise par le biais de l’Armada, pourrait se traduire par un afflux de touristes et un regain d’activités. « C’est un très bon élan, une vraie dynamique est lancée. »

J. S.



 

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