|
Le trois-mâts carré brésilien
Cisne Branco sera absent de la fête de l'Armada 2003.
Une première participation très attendue qui
se heurte aux restrictions budgétaires amorcées
par le nouveau président de la République, Luiz
Inacio Lula da Silva.
« On va faire la fête ! »
Le fier navire de la marine nationale brésilienne est
toujours à quai. Avec trois semaines de traversée
pour rejoindre Rouen, sa présence est bien compromise.
Malgré cette désaffection de dernière
minute, les commerçants des quartiers Saint-Nicolas
et Saint-Lô affichent un optimisme à toute épreuve.
Ils représenteront bien le Brésil pendant l'Armada.
« On va faire la fête ! » annonce
Claude Roussel, le président du comité Saint-Nicolas.
Avec son homologue Stéphane Bocquet, du comité
Saint-Lô, il ne ménage pas ses efforts, ni son
souffle. « L'Armada commence maintenant ! »
prévient-il.
Point de ralliement dans le quartier : le bar Saint-Nicolas,
rebaptisé pour l'occasion le « Brésil
café ».
Rhum et punchs divers à la carte : de quoi se mettre
dans l'ambiance tropicale.
« Le temps reste l'inconnu. S'il ne fait pas très
beau, le public remontera sur le centre ville. Nous voulons
être là pour l'accueillir » souffle
Stéphane Bocquet.
Un défilé en centre ville
Le mardi 1er juillet sera LA journée du Brésil.
De 14 h 30 à 18 h, un défilé brésilien
est prévu entre les rues de l'Hôpital et Saint-Nicolas.
Trois chars décorés, une trentaine de danseurs
et danseuses, la troupe marommaise d'Agogô Percussions.
Voilà pour mettre le feu aux rues
du centre ville.
Un stand de maquillage sera installé au départ
de la rue de l'hôpital pour tous ceux - surtout les
enfants - qui souhaitent participer au défilé.
Deux conférences sont prévues pour mieux cerner
les liens qui existent depuis plusieurs siècles entre
le Brésil et la Normandie.
Le 1er juillet, à partir de 14 h 30, au bar Saint-Nicolas,
Dulce Régis de Oliveira, professeur de « portugais
brésilien » à Rouen animera une rencontre
sur le thème du carnaval.
Le 2 juillet, à partir de 14 h 30 au Saint-Nicolas,
la bibliothécaire et écrivain Simone Arèse
parlera de l'entrée de Catherine de Médicis
et d'Henri II à Rouen en 1550 : « A cette
époque beaucoup d'expéditions partaient de Normandie
et de Rouen pour le Brésil. Pour sensibiliser le couple
royal à ces voyages une fête brésilienne
fut organisée à Rouen. Ce fut la première
fois où l'on vit en France des Indiens d'Amérique
du Sud » annonce Simone Arèse.
Une tombola à Photo Station Carmes, un concours de
football (tirs de précisions) pour les 6-14 ans face
à l'entrée de l'entrée de l'Espace du
Palais, un plat brésilien quotidien « Chez
le Gros ».
«C'est beaucoup d'effort et pas mal d'argent, environ
4.000 euros, pour nos comités commerçants mais
nous ne voulons pas rater la fête » prévient
Claude Roussel.
A. L
|