|
Pompon rouge, cette péniche
arrivée au musée maritime en 1992, ouvre pour
la première fois sa cale pendant l'Armada pour accueillir
une exposition de modèles réduits.
Quarante-trois ans d'une vie bien chargée sur les fleuves
et canaux. Dans quelques jours, à l'occasion de l'Armada,
une seconde vie commence pour la péniche Pompon rouge
dans la cour du musée maritime, fluvial et portuaire
de Rouen, quai Emile-Duchemin.
Coque fendue de deux ouvertures dans son flanc bâbord
(à gauche dans le sens de la marche), la cale réaménagée
devient une cale d'expositions. La première se tiendra
pendant l'Armada (Lire plus loin). Puis ce nouvel espace fera
partie intégrante de la visite.
« Les travaux ont commencé
en octobre 2002. Deux portes ont été percées
par les chantiers Arno Normandie pour permettre l'accès
direct à la cale, explique Jacques Fortier, vice-président
de l'association du musée et chef du chantier. A l'intérieur,
les parois ont été entièrement isolées
et les panneaux d'écoutille doublés ».
Cà et là ont été conservés
des traces apparentes de son « ossature » et de
sa construction en acier riveté.
Deux rampes d'accès
En avril, une dalle de béton a été coulée
dans la partie avant. A l'arrière, le sol reste recouvert
des plaques d'acier d'origine.
L'accès se fait désormais depuis la cour du
musée par deux rampes en cours de finition. Celle en
béton a été réalisée par
le personnel et les bénévoles du musée.
Sa faible pente permet l'entrée des handicapés.
Et à défaut d'eau glissant le long de ses flancs,
la Pompon rouge verra des fleurs courir autour d'elle. La
ville de Rouen va s'en charger.
La salle du moteur, à l'arrière, sera visible
à travers un panneau. Quant au poste avant, l'ancienne
cabine du mousse, il va abriter le tableau électrique.
« Le projet est de créer un accès direct
depuis l'intérieur pour le visiter », confie
Jacques Fortier.
Autre objectif : ouvrir le logement des mariniers au public.
L'instigateur de l'opération se montre songeur : «
C'est en parfait état mais il faudra réaliser
des rambardes. Pas avant l'été 2004 ».
En attendant, l'échelle de coupée offerte par
le Port autonome est en place.
Cet aménagement aura nécessité quelque
41.000 euros, la moitié financés par les Voies
navigables de France. Ainsi qu'une bonne dose de volonté
et pas mal d'huile de coude.
JOSE SOTO.
|