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Une initiative totalement originale : «
Chacun connaît l'aspect événementiel,
touristique, de l'Armada, par les images TV et autres. Mais
cette manifestation charrie des histoires et du rêve.
»

« Libre Armada » - titre provisoire - sera tourné
sur les quais, au cur de la ville, et sur des voiliers
comme le « Cuauhtemoc », le « Mir »,
la « Recouvrance », voire la « Marité
».
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Quatre réalisateurs vont
tourner un long métrage pendant le rassemblement des
grands voiliers. L'histoire du destin croisé de quatre
jeunes Rouennaises à l'Armada.
Sur le devant de la Seine, il y a les bateaux, les équipages.
En arrière plan, le public, fasciné. Et à
chaque édition de l'Armada des fils se nouent. Des
couples se forment sur les quais. Des solitudes se fondent
dans l'écume. Des envies naissent, envies de l'autre,
de voyages, de découvertes.
Ce sont ces rencontres fortuites, ces destins croisés,
qui ont inspiré quatre réalisateurs, pour la
plupart rouennais, dans l'écriture d'une fiction qu'ils
tourneront lors de l'édition de juillet prochain. «
C'est l'histoire de quatre jeunes filles, issues de milieux
différents, emportées dans le tourbillon populaire.
Chacun des réalisateurs en suit une. Et les parcours
se mêlent. »
Tout comme Franck Saint-Cast, Ingrid Gony, Jean-Marie Boulet
et Vincent Jaglin plongeront leur caméra numérique
dans la réalité afin d'en faire émerger
la fiction. Mais dans un tel univers, où commence l'une
et où s'arrête l'autre ? Stéphanie, Rachel,
Cholé et Aïssa : quatre filles dans le vent de
l'Armada. Quatre Rouennaises. Stéphanie dont le père
handicapé se méfie des marins, Rachel qui travaille
comme monteuse pour les journaux télévisés
régionaux, Chloé trahie par sa meilleure amie
ou encore Aïssa, la jeune prostituée africaine
habituée des boulevards rouennais. «
Les bateaux ramènent Aïssa à ses racines,
aux esclaves. Aïssa voudrait s'affranchir, quitter ceux
qui la poursuivent. Et puisqu'il lui semble impossible de
se défaire de son « mac », elle se réfugie
dans l'imaginaire, sa seule liberté. »
Ciné-réalité
?
Un long métrage produit par « Couleur film »
qui pourrait sortir dès la rentrée de septembre.
« Quel destin pour ce film
? Plein d'espérances si l'on se réfère,
par exemple, au succès rencontré par «
Les Terriens » d'Ariane Doublet qui évoque l'éclipse
du soleil de 1999 en pays de Caux. Mais nous pensons également
à des chaînes TV comme « Arte ».
L'aspect DVD est également intéressant. Nous
sommes d'ailleurs en quête de partenaires sur ce film.
Certes, aujourd'hui, au cinéma, on attend en général
d'avoir l'argent avant de faire un film. Nous on fait l'inverse,
on le tourne et on trouve les partenaires ensuite, ce qui
était d'ailleurs la règle par le passé
! » Ce qui montre également la confiance
de la production dans le concept.
Les quatre réalisateurs espèrent aussi pouvoir
diffuser différentes phases de ce tournage sur internet
pendant l'Armada. Une sorte de « ciné-réalité
».
JEAN-PIERRE BOULAIS
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