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Depuis deux ans, ces chasseurs de ruine se sont fixés
comme but de sauver l'édifice, figure emblématique
de l'histoire de l'économie portuaire. Laissé
vacant par le port autonome de Rouen, le propriétaire,
le bâtiment s'est dégradé au fil du temps.
Il a aussi été pillé et vandalisé,
vidé de ses canalisations en cuivre.
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« On a acheté la peinture
et les rouleaux au magasin spécialisé du coin,
nos bras musclés ont fait le reste ». Non sans
humour, les Amis du chai à vin racontent leur dernière
intervention de sauvetage, sur le bâtiment de la presqu'île
Saint Gérais. Ils ont repeint en blanc es corniches.
Deux bonnes couches, tout juste de quoi rendre le chai à
vin présentable pour l'Armada.
Un hypothétique réemploi
« S'il est bien question
d'installer à proximité une buvette, l'organisation
de l'Armada a oublié de venir à son secours.
Le chai est le grand oublié du rassemblement des voiliers.
On se fait fort, malgré nos faibles moyens financiers
et l'aide de personne, de parvenir à le mettre en lumière
tous les soirs. On va également remettre en état
l'horloge », détaille Jean-Philippe Loir,
le président de l'association.
Après une grande opération de nettoyage intérieur
menée en avril, aujourd'hui ce sont les sous sol du
bâtiment qui inquiètent ses plus ardents défenseurs.
« Ils sont remplis d'eau.
Si rien n'est fait d'ici cinq ans, le chai sera perdu »,
avance Jean-Philippe Loir. L'association multiplie les contacts
avec le port et les collectivités territoriales afin
de trouver une solution. Le chai attend encore un hypothétique
réemploi, gage de sa conservation. Ses supporters ne
manquent pas d'idées, se souvenant que l'endroit à
servi de salle de spectacle, dans le cadre du festival Octobre
en Normandie. Seul inconvénient, le chai à vin
est situé sur la zone qui sera exclusivement réservée
aux activités portuaires lors de l'aménagement
du 6e franchissement. Aucun projet de réhabilitation
n'est actuellement envisagé. Malgré la condamnation
des issues, le chai à vin continue d'être régulièrement
squatté.
S. O.
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