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20 juin / Armada 2003
 

 

 

 

Voilier Mir appelle station spatiale internationale
 


chants pour l'Armada avec les enfants

Claudie, devenue ministre, pourrait alors enfin rencontrer Jean-Marie Buhot, le radioamateur handicapé qui avait naguère capté chez lui, à Bois-Isambert, de si belles images TV d'elle, à bord de la station Mir.


De dix à quinze minutes de communication, si possible. A bord du grand voilier russe Mir, de retour à l'Armada, Philippe Caron, Yves Guiot, Jean-Marie Buhot et d'autres radioamateurs de la Seine-Maritime disposent d'une ligne téléphonique les reliant à une station radioamateur bien placée sous l'orbite de l'ISS (Station spatiale internationale), aux Etats-Unis ou en Australie.

Philippe Caron pose la première d'une vingtaine de questions aux deux uniques occupants de l'ISS, le Russe Yuri Malenchenko et l'Américain Edward Lu.

L'évolution du projet

Des questions de collégiens normands à deux astronautes chevronnés, qu'on ne peut toutefois s'empêcher d'imaginer très seuls, là-haut, à bord de cette station privée de toute relève, du moins par la navette américaine, depuis l'effroyable désintégration de Columbia, le 1er février.

Le Russe et l'Américain, partis de terre le 26 avril, dans un vaisseau Soyouz, maintiennent le flambeau de l'exploration spatiale par l'homme. Par l'intermédiaire de la station radio, puis de la ligne téléphonique, ils commencent à répondre aux radioamateurs normands.

Sur le quai, la foule entend ces réponses venues de l'espace.

En 1999, les radioamateurs avaient magnifiquement joué « Mir appelle Mir ». Depuis le navire russe, ils avaient établi, un soir, une communication directe avec le spationaute français Jean-Pierre Haigneré et ses deux compagnons russes de la station Mir, née soviétique. Le Français, dans une conversation d'une étonnante clarté, avait rappelé que l'armée de l'air était son « port d'attache », mais qu'il admirait aussi les grands voiliers.

Lors de cette Armada 2003, le projet, auquel les radioamateurs se consacrent depuis l'automne dernier, se présente de manière différente. « Notre contact se fera par intermédiaire, par ricochet sur la station la mieux placée, parce que l'orbite de l'ISS se trouve plus au sud de celle de l'ancienne station Mir», explique Philippe Caron.

Des collégiens de Pavilly

«C'est d'ailleurs l'ISS qui décidera de la date et l'heure de l'opération. En revanche, nous pensons que le contact pourra être plus long qu'entre les deux Mir en 99. »

Beaucoup moins d'improvisation dans les questions : « La station internationale, par l'intermédiaire d'un organisme gérant ses liaisons avec les radioamateurs, l'ARISS (Radio amateur sur la Station spatiale internationale), nous a demandé de préparer une vingtaine de questions, rédigées - en anglais - par des scolaires. » indique Philippe Caron.

Les auteurs des questions à Lu et Malenchenko : trois filles et un garçon du collège Val Saint-Denis de Pavilly. « J'aimerais que le contact puisse se faire le 1er juillet, jour des 40 ans d'Edward Lu, confie Philippe Caron. Je rêve aussi que Claudie Haigneré, notre femme spationaute, et son époux Jean-Pierre puissent venir à bord du Mir. »

FRANCOIS HENRIOT

 
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