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Le Marité, parti de Fécamp mercredi 25 au matin,
sera vers 20 h 30 à Caudebec-en-Caux, et autour de
midi à Rouen le jeudi.
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A une semaine de l'inauguration
officielle de l'Armada, et à cinq jours de l'arrivée
des premiers grands voiliers, les quais de Rouen commencent
à s'agiter sérieusement.
A quelques jours seulement avant l'arrivée des premiers
grands voiliers (jeudi et vendredi prochains), l'on sent déjà
plus que des frémissements dans les voiles de l'Armada
de Rouen 2003.
Car si l'inauguration officielle est toujours programmée
le samedi 28 juin, l'effervescence a déjà débordé
les quais, et les informations se succèdent à
force 10 !
Voiliers avant l'heure
D'abord, la première bonne nouvelle : quelques uns
parmi les plus beaux trois-mâts attendus arrivent un
peu avant l'heure annoncée.
Quant au Dewaruci indonésien, navire-école de
la marine nationale, il accostera à Rouen dans la nuit
du jeudi au vendredi, et précédera ainsi la
longue procession des bateaux prévue la veille de l'inauguration.
Quelques heures plus tard, les sisterships géants de
109 mètres - le polonais, Dar Mlodziezy et le Russe
Mir - aborderont eux aussi les quais, autour de midi, pour
un sacré vendredi.
Selon les Affaires maritimes, où l'équipe des
officiers de liaison se prépare activement, les premiers
à engainerle fleuve au matin du 27 seront les petits
bateaux gris néerlandais, suivis de deux des géants
les plus attendus de la manifestation. Cuauhtemoc le Mexicain,
avec ses gabiers perchés dans la mâture et son
ambiance latino élégante, est ainsi prévu
dans la capitale normande autour de 14 h, suivi du magnifique
Sagres II, le Portugais très apprécié
dans une agglomération où vivent de nombreux
Lusitaniens d'origine.
Dans leur sillage, et tout au long de l'après-midi,
l'émouvante procession de ces géants des mers
conviés une fois tous les quatre ans dans le seul port
fluvial situé au cur d'une ville d'Histoire :
les grands Scandinaves, les flottes anglaises et néerlandaises,
mais aussi la frégate Primauguet, le Belem, l'Etoile
et la Belle-Poule.
Les marins du monde entier
En deux jours, près de quarante bateaux, voiliers et
gris, auront ainsi changé la physionomie du bord de
Seine, où les nombreuses structures d'animation et
commerciales n'attendent plus que ça, s'affairant déjà
depuis des semaines à peaufiner l'accueil de ces marins
du monde entier.
Car chacun sent désormais monter la tension. Pour une
dizaine de jours de fête absolue, et néanmoins
très maîtrisée. Une rencontre inouïe,
à quai et sur les ponts, en ville et à domicile.
Un rendez-vous entre des navigateurs de dix-sept nations,
mêlés à une foule d'amateurs éclairés
des grands voiliers, mais aussi à toute une population
attirée par la réputation mondiale de l'événement.
Arnaud Faugère
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