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Traduction de cette application de Vigipirate à l'Armada
: la présence sur les quais des démineurs de
la Sécurité civile, et les inspections programmées
des coques des navires, sous l'eau, par des plongeurs.
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Des millions de visiteurs attendus, un site comportant de
nombreuses voies d'accès, des navires, parfois de guerre,
battant quelquefois pavillon de nations « sensibles
». L'Armada évoque le casse-tête, en matière
de sécurité.
Toutefois, en France, on a coutume de « gérer
» des rassemblements de masse. Et, répète
le préfet de région Jean Aribaud en présentant
le dispositif de sécurité de l'événement
« Il n'a jamais été
question que l'Armada n'ait pas lieu. »
Tout prévoir
Le plan de sécurité de cette Armada 2003, un
arrêté préfectoral, se matérialise
aujourd'hui en un volume d'une cinquantaine de pages, une
« bible » destinée aux 22 services de l'Etat
engagés, trois préfectures (Seine-Maritime,
Eure mais aussi Calvados) étant concernées.
« Il faut prévoir les secours, les soins, la
sécurité alimentaire d'environ 800.000 personnes
par jour, la présence de personnes âgées,
les enfants perdus, la circulation. », résume
Fabrice Leggeri, le directeur de cabinet du préfet.
Plus de 70 réunions préparatoires
se sont tenues dans les locaux de la préfecture rouennaise
durant les dix-huit derniers mois.
« Et évidemment, reprend
le préfet Aribaud, il faut, durant toute cette Armada,
maintenir tous les services de secours habituels, en cas d'accident,
d'incendie se produisant ailleurs. Enfin, cette année,
le plan Vigipirate est en vigueur. Comme tout grand événement
peut devenir un lieu cible, le rappel des consignes a été
effectué. » Des consignes destinées
à tenter de prévenir un acte terroriste ? «
Vigilance particulière par rapport à certaines
personnes, certains comportements, objets, colis suspects.
», indique le directeur de cabinet.
Il paraît ainsi vraisemblable qu'un sac délaissé
sur un quai, derrière un hangar ou près d'une
échelle de coupée sera disloqué au canon
à eau.Signaler les « faits bizarres »
« Certaines personnes ont
déjà été observées par
les services », confie, pour la Police nationale,
Jean-François Herdhuin, le directeur départemental
de la Sécurité publique de la Seine-Maritime
en indiquant qu'un certain nombre de vérifications
ont été menées.
Des consignes de vigilance ont été (re) formulées
quant à tous les modes d'accès à l'Armada
: par terre, air et eau.
« Mais, rappelle le directeur
de cabinet de Jean Aribaud, le meilleur bouclier ne sert à
rien si chacun, fonctionnaire ou visiteur à l'Armada,
ne se sent pas personnellement concerné : il ne faut
pas hésiter à signaler tout fait paraissant
bizarre. »
Le dispositif de sécurité Armada 2003 est activé
dès aujourd'hui à 17 h, à partir du Poste
de commandement interservices (PCI) situé sur le site.
« Le PCI fonctionnera déjà pour les premières
manifestations, aujourd'hui : Grande pagaille, Viva Cité,
chur Cavelier de la Salle », annonce Christine
Meir, la directrice de la Sécurité civile. «
Et il fonctionnera tous les jours, de 10 h à 3 h du
matin, à partir de demain. »
FRANCOIS HENRIOT
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