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A ce jour, les législations européennes sur l'euthanasie
restent très disparates. Les Pays-Bas et la Belgique sont les
seuls pays au monde à l'avoir légalisée.
En Grande-Bretagne
L'aide au suicide est considérée comme un crime, passible
de 14 ans de prison, mais le débat sur l'euthanasie a été
relancé par deux décisions de justice. Diane Pretty, 43
ans, paralysée et incurable, à qui les tribunaux du Royaume-Uni
et la Cour européenne des droits de l'Homme avaient refusé
le droit de se faire aider par son mari pour mettre fin à ses
jours, est décédée en mai 2002.
Une autre Britannique, Mlle B., a obtenu le droit de mourir en mars
2002, mais au regard de la loi, le cas était différent
: elle était paralysée depuis un an et ne survivait que
sous assistance respiratoire. Elle est morte fin avril 2002, après
le débranchement, à sa demande, des appareils respiratoires.
Les Pays-Bas
ont été, le 1er avril 2002, le premier pays au monde à
légaliser l'euthanasie sous certaines conditions, mais la pratique
de l'euthanasie y était déjà tolérée
depuis 1997. La loi assure une plus grande sécurité légale
au médecin en l'exemptant de poursuites judiciaires. En 2002,
les commissions de contrôle de l'euthanasie ont enregistré
1.882 cas.
En Belgique
D epuis le 23 septembre 2002, une loi légalise partiellement
l'euthanasie en l'encadrant strictement : le médecin «
ne commettra pas d'infraction » dès lors que le
patient, affligé d'une « souffrance physique ou psychique
constante et insupportable » des suites d'une « affection
accidentelle ou pathologique incurable », « se trouve
dans une situation médicale sans issue ».
En Suisse
L 'euthanasie active directe est interdite, mais l'assistance «
passive » au suicide est légale. Un médecin peut
ainsi fournir à une personne, condamnée par la médecine
et qui désire mettre fin à ses jours, une dose mortelle
d'un médicament. Le patient prend ensuite lui-même le médicament.
On peut adhérer à une association qui organise l'opération.
En Espagne
Le
Code pénal de 1995 ne considère plus l'euthanasie et le
suicide assisté comme un homicide. Les peines d'emprisonnement
prévues ne s'appliquent pas lorsque le malade a fait une demande
réitérée, qu'il souffre d'une maladie incurable
entraînant des douleurs permanentes.
Au Danemark
Il interdit l'« euthanasie active », mais autorise un patient
incurable à décider l'arrêt des traitements. Depuis
le 1er octobre 1992, en cas de maladie incurable ou d'accident grave,
les Danois peuvent faire un « testament médical »
que les médecins doivent respecter.
En Allemagne
L 'administration d'un médicament mortel est assimilée
à un homicide. Une personne qui a été conduite
à commettre un homicide à la demande expresse de la victime
est passible d'une peine de prison comprise entre six mois et cinq ans.
La jurisprudence admet l'euthanasie « passive », soit l'arrêt
des soins destinés à prolonger la vie, lorsque le patient
en a exprimé le désir.