Paris-Normandie 29.09.2003

Vincent avait prévu ses obsèques


«Vincent a tout orchestré », a déclaré Francis Humbert, le père du jeune tétraplégique, décédé vendredi matin au centre hélio-marin de Berck-sur-Mer.
Son fils a couché par écrit, et dans le moindre détail, ses dernières volontés. « On a chacun notre mission » confirme de son côté, Laurent, l'un des deux frères de Vincent.

Le jeune homme, ancien pompier de l'Eure, qui a émit le souhait d'être incinéré à Berck-sur-Mer, a confié l'organisation de ses obsèques à sa tante Patricia. Celles-ci devraient se dérouler cette semaine, au plus tard jeudi, quand l'institut médico-légal de Lille aura rendu son corps à sa famille.

Avec l'effigie de Titi le canari

Comme il l'a souhaité, Vincent portera un polo que lui avait offert sa tante, un pantalon de jogging, des baskets, et des chaussettes à l'effigie de Titi, le canari de dessin animé, puisque tel était son surnom. Une messe devrait également être célébrée à la demande du jeune homme qui avait demandé à sa mère Marie de mettre fin à ses souffrances. On jouera des chansons de Bob Marley, mais aussi la chanson de Michel Berger, « le Paradis blanc », qu'il écoutait inlassablement. Vincent sera ensuite incinéré. Réparties dans plusieurs urnes confiées à ses proches, ses cendres seront dispersées en plusieurs endroits qui lui tenaient à cœur.Pour l'ouverture d'un débat

Marie, sa maman, sera là bien sûr, pour accompagner son fils qu'elle aimait par-dessus tout, pour son ultime voyage. Elle quittera un temps sa chambre du centre hospitalier de Berck où elle a été admise, à sa demande, en service psychiatrique.

« Elle est bien. Elle se repose », confie simplement son fils Laurent.
Par ailleurs, Francis Humbert a souhaité qu'un débat soit ouvert et que la France légifère sur « le droit de mourir dans la dignité » au lendemain de la mort de son fils, 22 ans, tétraplégique, muet et presque aveugle, après un accident de la route survenu en septembre 2000 sur une route de l'Eure.

 
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