«Vincent a tout orchestré », a déclaré
Francis Humbert, le père du jeune tétraplégique,
décédé vendredi matin au centre hélio-marin
de Berck-sur-Mer.
Son fils a couché par écrit, et dans le moindre détail,
ses dernières volontés. « On a chacun notre mission
» confirme de son côté, Laurent, l'un des deux frères
de Vincent.
Le jeune homme, ancien pompier de l'Eure, qui a émit le souhait
d'être incinéré à Berck-sur-Mer, a confié
l'organisation de ses obsèques à sa tante Patricia. Celles-ci
devraient se dérouler cette semaine, au plus tard jeudi, quand
l'institut médico-légal de Lille aura rendu son corps
à sa famille.
Avec l'effigie de Titi le canari
Comme il l'a souhaité, Vincent portera un polo que lui avait
offert sa tante, un pantalon de jogging, des baskets, et des chaussettes
à l'effigie de Titi, le canari de dessin animé, puisque
tel était son surnom. Une messe devrait également être
célébrée à la demande du jeune homme qui
avait demandé à sa mère Marie de mettre fin à
ses souffrances. On jouera des chansons de Bob Marley, mais aussi la
chanson de Michel Berger, « le Paradis blanc », qu'il écoutait
inlassablement. Vincent sera ensuite incinéré. Réparties
dans plusieurs urnes confiées à ses proches, ses cendres
seront dispersées en plusieurs endroits qui lui tenaient à
cur.Pour l'ouverture d'un débat
Marie, sa maman, sera là bien sûr, pour accompagner son
fils qu'elle aimait par-dessus tout, pour son ultime voyage. Elle quittera
un temps sa chambre du centre hospitalier de Berck où elle a
été admise, à sa demande, en service psychiatrique.
« Elle est bien. Elle se repose », confie simplement
son fils Laurent.
Par ailleurs, Francis Humbert a souhaité qu'un débat soit
ouvert et que la France légifère sur « le droit
de mourir dans la dignité » au lendemain de la mort
de son fils, 22 ans, tétraplégique, muet et presque aveugle,
après un accident de la route survenu en septembre 2000 sur une
route de l'Eure.