Vos réactions

>>>>>>> Euthanasie et médecine

J'ai eu des membres de ma famille et des amis qui ont eut des maladies grave et dont l'issue n'était que dramatique.

Certains disent qu'ils prendront l'ultime décision au dernier moment, mais ceux qui peuvent le faire sont peu nombreux. En général, ces maladies vous volent votre conscience avec ruse et en fait, quand vous avez encore les moyens de vous en apercevoir; parfois ou de temps en temps dans les jours qui vous reste; c'est trop tard.

Certaines maladies, certaines situations rendent la vie intolérable par les douleurs, les dépendances aux calmants. C'est d'abord un choix personnel; quand l'état de la conscience le permet, c'est aussi avoir un contrôle sur sa propre vie, c'est une décision de l'individu, un choix strictement personnel au moment où politiquement parlant nous sommes dans une période où le droit commun commence à suplanter les droits individuels.

L'euthanasie est un moyen pour mettre fin aux souffrances au moment où celles-çi deviennent physiquement intolérables.

A quoi bon maintenir en vie absolument si c'est pour prolonger un martyr?

>>> G. Br.
Courriel 26.09


>>>>>>> Humanité

J’ai 83 ans. J’ai vu beaucoup de choses dans cette vie, des drôles, des tristes.
Mais ce matin, j’ai pleuré en entendant cette information : Marie Humbert, cette femme, mère de ce garçon Vincent, plus que tétraplégique, qui a eu le courage, l’amour de vouloir mettre fin au martyr de son fils.

Je ne suis pas pour l’euthanasie systématique, cela serait trop simple et trop facile. Mais il est des cas, et à mon avis, celui-ci en est un, où il me semble avéré que plus rien ne peut être fait. Personne ne semble prendre en pitié cet homme : même le président de la République n’a pu ou voulu l’aider.

On met fin à la souffrance de nos animaux familiers. C’est humain dit-on, et ce ne serait pas humain de vouloir mettre fin à une vie définitivement condamnée à une souffrance sans fin. Un cerveau et un pouce sont les seules perceptions de ce garçon, à ce que nous appelons la vie.

Est-ce moins humain de vouloir répondre aux demandes de ce pauvre garçon qui a conscience de ses souffrances et aussi de celles que sa mère endure. Cette mère qui a eu l’humanité, l’amour, le courage de vouloir mettre fin au martyr de la chair de sa chair… C’est là que ma révolte éclate.

Cette maman est maintenant traitée comme une criminelle. N’est-ce pas encore plus criminel de vouloir réanimer ce pauvre homme, lui infliger cette vie sans espoir, cet enfer sans fin. Surtout qu’il a lui-même demandé que l’on y mette un terme.

>>> Jean-Michel J. -Val de Reuil- (27)
Fax 25.09


 


FERMER LA FENÊTRE