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L'horloge
électronique de la cantine retarde mais la sonnerie marquant
la récréation est pile à l'heure. Le lycée
historique Emulation Dieppoise - dont les origines remontent à
1877 avec l'atelier libre de dessin et de sculpture - apprécie
la chance d'une renaissance même si elle a encore un arrière
goût de plâtre.
Hier matin, la première centaine d'élèves de
terminale accueillis déambulent dans le lycée professionnel
flambant neuf accompagnés de leur professeur principal mettant
en pratique le module « mise en place de l'environnement
de travail ». Ils s'étonnent parfois de la présence
de nombreux ouvriers encore en plein travail mais surtout de l'espace
qui leur est désormais offert.

Rentrée
des lycéens au nouveau LEP de Dieppe
A deux
pas de l'usine Alpine et de l'hippodrome, les 13.000 m2 de locaux
- dans lesquels s'intègre le CFA André-Voisin - se
sont élevés en un temps record de l'ancienne cité
lacustre : à peine treize mois de course contre la montre
pour toute une équipe.
« Précipitation ? »
« On est un peu fatigués. Tout le monde a dû
se mobiliser. Beaucoup de professeurs étaient déjà
là la semaine dernière. Le chantier n'est pas encore
tout à fait terminé mais en fin de semaine tout devrait
être réglé. L'essentiel c'est de disposer désormais
d'un outil vraiment conçu pour les élèves
» se réjouit le proviseur, Patrick Boulier.
A ses côtés, l'architecte Bruno Carré défend
le parti pris du béton brut - « dans l'ambiance
gris clair du ciel dieppois » - et vante les mérites
de la rue intérieure desservant d'un côté cinq
larges ateliers et de l'autre les deux étages dédiés
aux enseignements général et technologique.
Grâce à de généreuses baies vitrées
qui ont remplacé les « fenêtres à grillage
à poules » des anciens locaux, l'ensemble est largement
lumineux et ouvert vers ce quartier sud de Dieppe sur laquelle la
ville fonde une grande partie de son développement.
« On aurait pu tout de même attendre un trimestre
de plus pour déménager. Tout cela s'est fait dans
la précipitation » maugrée malgré
tout un enseignant, agacé de ne pas pouvoir mettre tout de
suite ses élèves au travail.
« Le pari est tenu » préfère retenir
Alain Le Vern, le président du Conseil régional qui
a lancé ce projet en 1998 et a permis de le financer à
hauteur des 28 millions d'euros nécessaires. « C'est
de l'argent public bien dépensé. J'aimerais que la
rentrée soit aussi sereine et optimiste dans tous les établissements.
Ce chantier est symbolique de notre volonté de promouvoir
l'enseignement professionnel » juge-t-il devant tous les
partenaires institutionnels de l'aventure.
Pour les 670 élèves de l'Emulation la découverte
se prolongera par étapes toute la semaine avant que le lycée
ne les accueille pour la première fois tous ensemble lundi.
La prise de possession sera dignement fêtée un peu
plus tard. Alain Le Vern a déjà promis une inauguration
« festive » juste avant les vacances de la Toussaint.
THIERRY DELACOURT
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anciens locaux devront attendre
Ce
qu'ils en pensent
Le
lycée en bref
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