Jeudi 28/08/2003


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Mercredi 3/09/2003
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L'école de Fontaine-la-Louvet a-t-elle encore une chance ?
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« Les parents qui sont là ne sont pas venus pour un enterrement, même si leur visage est triste. Ils ont espoir que jeudi on leur dise : la classe est maintenue ». Bernard Charbonneau, le maire de Fontaine-la-Louvet, commune du canton de Thiberville associée à un regroupement pédagogique avec des communes voisines se veut convaincant, face à Didier Detalminil, adjoint de l'inspecteur d'académie et Jean Manhès, Iden (inspecteur départemental de l'Education nationale) de la circonscription de Bernay.


L'adjoint de l'inspecteur d'académie est allée à l'écoute des élus
et des parents de Fontaine-la-Louvet

Ces derniers sont venus certes compter, mais aussi écouter, comprendre, à défaut de décider du maintien ou de la fermeture de la classe de Fontaine-la-Louvet. « Laissez-nous une année car nous savons que nous avons un potentiel de futurs élèves dans les communes du regroupement. On ne peut pas sabrer cette école, ça serait une catastrophe, poursuit le maire. Jeudi matin, il faut qu'il y ait un enseignant de nommé ! »

Le regroupement pédagogique qui concerne sept communes se répartissait jusqu'à maintenant sur quatre écoles - Saint-Aubin-de-Scellon pour la maternelle, Fontaine-la-Louvet pour les CP, Le Favril pour les CE et Folleville pour les CM - pour un effectif de quatre-vingt-trois enfants.

Une situation classique

En cas de décision de fermeture définitive, il ne le serait plus que sur trois écoles, ses élèves rassemblés dans trois classes de 24 à 25 élèves chacune. « Ce qui est une situation classique dans le département », appuie Didier Detalminil. « Peut-être, rétorque Pierre Launay, président du regroupement, mais dans ce cas-là, les locaux ne sont plus adaptés et nous serons obligés de refuser des enfants qui viendraient s'inscrire en cours d'année ; et il y en aura puisque des jeunes familles viennent s'installer dans nos communes ».

Des parents s'inquiètent des classes à plusieurs niveaux. « Je ne dis pas que c'est facile, mais c'est réalisable. Cela peut réussir, ça dépend de l'enseignant qui doit être soutenu », répond l'inspecteur. « J'ai l'impression de régresser, lance à son tour Pierre Espaldet, président de la communauté de communes. Il y a quelques années, on critiquait les classes à plusieurs niveaux. Les communes ont donc fait des efforts, le regroupement marche bien. Avec un effectif tel celui que nous avons aujourd'hui, on ne peut que penser maintien. J'avoue que nous sommes désabusés et que nous ne comprenons pas ».

Didier Detalminil a pris bonne note de ces remarques mais c'est à l'inspecteur d'académie que reviendra la décision définitive.


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