|
«
Les parents qui sont là ne sont pas venus pour un enterrement,
même si leur visage est triste. Ils ont espoir que jeudi on
leur dise : la classe est maintenue ». Bernard Charbonneau,
le maire de Fontaine-la-Louvet, commune du canton de Thiberville
associée à un regroupement pédagogique avec
des communes voisines se veut convaincant, face à Didier
Detalminil, adjoint de l'inspecteur d'académie et Jean Manhès,
Iden (inspecteur départemental de l'Education nationale)
de la circonscription de Bernay.

L'adjoint
de l'inspecteur d'académie est allée à l'écoute
des élus
et des parents de Fontaine-la-Louvet
Ces
derniers sont venus certes compter, mais aussi écouter, comprendre,
à défaut de décider du maintien ou de la fermeture
de la classe de Fontaine-la-Louvet. « Laissez-nous une
année car nous savons que nous avons un potentiel de futurs
élèves dans les communes du regroupement. On ne peut
pas sabrer cette école, ça serait une catastrophe,
poursuit le maire. Jeudi matin, il faut qu'il y ait un enseignant
de nommé ! »
Le regroupement pédagogique qui concerne sept communes se
répartissait jusqu'à maintenant sur quatre écoles
- Saint-Aubin-de-Scellon pour la maternelle, Fontaine-la-Louvet
pour les CP, Le Favril pour les CE et Folleville pour les CM - pour
un effectif de quatre-vingt-trois enfants.
Une situation classique
En cas de décision de fermeture définitive, il ne
le serait plus que sur trois écoles, ses élèves
rassemblés dans trois classes de 24 à 25 élèves
chacune. « Ce qui est une situation classique dans le département
», appuie Didier Detalminil. « Peut-être,
rétorque Pierre Launay, président du regroupement,
mais dans ce cas-là, les locaux ne sont plus adaptés
et nous serons obligés de refuser des enfants qui viendraient
s'inscrire en cours d'année ; et il y en aura puisque des
jeunes familles viennent s'installer dans nos communes ».
Des parents s'inquiètent des classes à plusieurs niveaux.
« Je ne dis pas que c'est facile, mais c'est réalisable.
Cela peut réussir, ça dépend de l'enseignant
qui doit être soutenu », répond l'inspecteur.
« J'ai l'impression de régresser, lance à
son tour Pierre Espaldet, président de la communauté
de communes. Il y a quelques années, on critiquait les
classes à plusieurs niveaux. Les communes ont donc fait des
efforts, le regroupement marche bien. Avec un effectif tel celui
que nous avons aujourd'hui, on ne peut que penser maintien. J'avoue
que nous sommes désabusés et que nous ne comprenons
pas ».
Didier Detalminil a pris bonne note de ces remarques mais c'est
à l'inspecteur d'académie que reviendra la décision
définitive.
|