|
Ils
sont en moyenne une dizaine par promotion, des militaires participent
à leurs conseils de classe et, depuis 1995 et la création
de leur filière, 95 % de ces élèves réussissent
leur bac professionnel : ce sont les lycéens de Formation
complémentaire Marine (FCM), d'après BEP mécanique,
du lycée professionnel Descartes de Fécamp. L'une
des 43 classes de ce type en France, et la seule de la région.
Sept jeunes, dont deux filles, sélectionnés, sont
au rendez-vous hier matin à Descartes : Emilie, de Saint-Nicolas-d'Aliermont
; Damien, de Saint-Pierre-de-Varengeville ; Fabien, de Saint-Georges-sur-Fontaine
; Florian, de Fécamp ; Vincent, de Bierville ; et pour l'Eure,
Renelle, de Toutainville et Mickaël, de Fontenay-en-Vexin..

Emilie,
Renelle et leurs copains entourés par les responsables et
enseignants
du lycée Descartes et les cadres de la Marine nationale
«
Ils commencent leur première année de bac pro,
explique le premier maître Jacques Horvat, chef du bureau
d'information Marine de Rouen. En juin 2004, ils pourront intégrer
la Marine nationale pour dix ans, après un stage à
Saint-Mandrier/Toulon. Alors, ils pourront poursuivre vers le bac
pro, en deux ans encore, avec des cours du Centre national d'enseignement
à distance. Et dans la Marine, ils seront mécanicien
d'aéronautique, naval, ou de systèmes d'armes. »
Le vent en poupe
A Fécamp, le partenariat Education-Marine a le vent en poupe.
« Ces jeunes savent en général très
bien où ils vont ; et leurs contacts réguliers, durant
cette année, avec la Marine nationale, leur permettent de
vraiment découvrir leur futur milieu » confie Philippe
Cottin, professeur principal.
Le proviseur, Dominique Croizé, souhaite de la part des élèves
« Initiative, autonomie, discipline ». Le lieutenant
de vaisseau Ronan Jaouen, venu spécialement de Paris avec
son bientôt successeur le lieutenant de vaisseau Thibaut Legendre,
parle clair : « Il vous faudra travailler à fond.
Vous serez jugés, dès cette année, sur ce travail,
vos résultats scolaires et votre comportement, qui devra
être irréprochable. » Message apparemment
bien reçu par les sept lycéens fécampois.
FRANçOIS HENRIOT
|