Jeudi 28/08/2003


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Mercredi 3/09/2003
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Les craintes du personnel non enseignant
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Ils étaient au centre du projet de décentralisation, suspendu par Jean-Pierre Raffarin en attendant que la nouvelle loi d'orientation sur l'école soit adoptée. Les personnels non enseignants TOS (techniciens et ouvriers de service) reviennent de vacances avec la crainte d'être les dindons de la décentralisation.

Cuisiniers, agents d'entretien, jardiniers, ils sont 17 pour 660 élèves au lycée polyvalent André-Malraux de Gaillon. « On ne sait toujours pas ce qu'on va devenir », se plaint Dominique Hervet, maître ouvrier de cuisine.


Jean-Luc Chédru, Olivier Verdure et Dominique Hervet, personnels non enseignants
au lycée Malraux de Gaillon redoutent un changement de leur statut

Au terme du projet de décentralisation, les TOS, fonctionnaires d'Etat dépendant du ministère de l'Education Nationale deviendront des fonctionnaires territoriaux des départements ou des régions. Ils conserveront donc la sécurité de l'emploi, mais perdront l'avantage de la mobilité permise par l'Education nationale entre académies, ce qui est mal vécu. « On a quand même fait des concours pour entrer dans l'Education nationale », se justifie Olivier Verdure, ouvrier professionnel en agencement intérieur.

Autre crainte : la concurrence avec le secteur privé. « Nous, nous sommes au service des élèves, on ne nous demande pas de faire du bénéfice contrairement à une entreprise », explique Dominique Hervet.

« Aucun démenti »

Pour Jean-Luc Chédru, qui est en charge des espaces verts du lycée, le risque serait « de se voir partagé entre plusieurs établissements. Il n'y a eu aucun démenti, ni précision, ni assurance du ministère : nous sommes dans l'expectative la plus complète ».

Tous ont fait grève en mai et juin « dans la limite de leurs revenus », bien moins élevés que ceux des enseignants. Pour l'instant, une journée d'action est prévue le 10 septembre. « La suspension du projet de décentralisation va peut-être amener de la négociation et de la concertation », se prend à rêver Jean-Luc Chédru.

ERIC PROENCA-PINA


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