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La
rentrée scolaire des 12.477.000 élèves inscrits
s'est effectuée « normalement », selon
les rectorats, avec « les petits ajustements de dernière
minute » habituels.
Quelques occupations d'écoles par des parents ont néanmoins
eu lieu à Saint-Paul de Tartas en Haute-Loire, Audenge (Gironde),
Rixheim (Haut-Rhin) ou Durenque (Aveyron), pour protester contre
des fermetures de classe.

Le
ministre de l'Education Luc Ferry s'adresse à des écoliers
à Ballancourt-sur-Essonne
lors d'une visite de rentrée dans une école primaire
Dans
le Var, les communes de Grimaud, Cogolin, Gassin, Ramatuelle, Saint-Tropez,
Cavalaire et Le Rayol ont été contraintes de reporter
la date de rentrée scolaire, en raison de l'incendie qui
embrase depuis dimanche le massif des Maures.
Embouteillages dans les maternelles
Principal problème relevé dans plusieurs régions,
les embouteillages à l'entrée des classes de maternelle
pour cause de baby-boom de l'an 2000. Tous les enfants nés
la dernière année du XXe siècle sont arrivés
pour la première fois cette année en petite section
de maternelle.
Ce qui se traduit par une hausse record de 52.800 élèves
dans les classes pré-élementaires.
Du coup, dans certaines régions, la scolarisation à
deux ans devient plus difficile comme dans le Val-de-Marne où
le SNUipp a relevé de longues listes d'attente.
A Paris, 137.000 enfants au total étaient attendus dans les
654 écoles publiques et 35.000 dans 109 écoles privées
sous contrat. Pour les seules maternelles, 1.900 élèves
de plus qu'en 2002 sont inscrits.
Dans le nord, où le nombre d'enseignants et d'élèves
a beaucoup baissé, le recteur de l'académie de Lille,
Paul Desneuf a relativisé le phénomène pour
rassurer les enseignants : « il ne faut pas penser que
la contraction des moyens est synonyme de baisse de l'encadrement.
Au contraire, le taux d'encadrement pour la rentrée 2003
va augmenter » dans cette région.
Dans le Val-de-Marne, la secrétaire générale
du principal syndicat des professeurs des écoles SNUipp Brigitte
Cerveaux a déploré la « multiplication des
classes à double niveau » pour faire face à
la réduction du nombre d'enseignants.
Les ministres Luc Ferry et Xavier Darcos ont fait leur rentrée
dans un collège et un lycée du Val d'Oise pour le
premier, une école des Hauts-de-Seine et un collège
de l'Aisne pour le second.
« La rentrée se passe dans de bonnes conditions
et dans un climat serein » s'est félicité
M. Darcos. « Les enseignants ont souhaité que tout
se passe le mieux du monde, ils ont été très
conscients de leurs devoirs », a-t-il ajouté. Selon
lui, « le climat est apaisé ». «
On se dit des choses, on s'explique, ce n'est pas la guerre civile
», a-t-il ajouté.
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