Jeudi 28/08/2003


Dossier enrichi au fur et à mesure
de nos parutions

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Jeudi 28 août

 
Jeudi 28/08/2003
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Les sujets qui fâchent
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La carte scolaire

Contrairement à l'Eure, la situation s'annonce particulièrement tendue en Seine-Maritime qui détient le record de France des fermetures de classes primaires : 92.

Malgré une baisse démographique endiguée (-636 élèves) le ministère a imposé le retrait de 77 postes d'enseignants. Les écoles situées en secteur urbain sont particulièrement touchées, au Havre (24 fermetures), et sur la rive gauche rouennaise (4 à Saint-Etienne-du-Rouvray, 3 à Grand-Couronne.).

Des mobilisations de parents d'élèves sont donc attendues dès mardi, notamment pour défendre les maternelles, qui font principalement les frais des restrictions. Les inspecteurs de l'Education nationale vont réaliser dans chaque secteur des comptages d'élèves afin de confirmer les fermetures et les ouvertures.


Les réseaux d'écoles

Afin de mieux faire partager la responsabilité du partage des moyens consentis aux écoles, l'académie souhaiterait expérimenter la création de réseaux d'écoles qui associeraient les écoles primaires d'une même secteur géographique représentant globalement les effectifs d'un collège.

Un directeur serait chargé de sa gestion tandis qu'un « conseil de réseau », impliquant élus, enseignants et parents, devrait proposer une répartition des moyens à l'inspection académique.

Les syndicats de professeurs voient dans cette réforme un premier pas vers une « municipalisation » de l'école et, compte tenu du contexte actuel, cette expérimentation semble retardée.


Les assistants d'éducation

La contestation de leur création était une des revendications exprimées lors du mouvement des enseignants et pourtant ils vont bien être présents mardi lors de la rentrée, pour remplacer les aides-éducateurs et les surveillants (MI-SE) qui arrivent en fin de contrat.

Mais le compte n'y est pas. Le SNES évoque un déficit national « d'au moins 20.000 personnes » alors que l'inspection générale de l'Education nationale dans son rapport sur la préparation de la rentrée évoque l'académie de Rouen qui « va perdre globalement 1.000 adultes dans les établissements scolaires ».

Hors remplacement des surveillants géré directement par le rectorat, les inspections académiques de Seine-Maritime et de l'Eure ont été dotés respectivement de 237 et 113 postes dédiés principalement à l'intégration des élèves handicapés et au soutien des établissements classés en zone d'éducation prioritaire. Nous reviendrons dans notre édition de lundi sur cette mutation jugée « explosive » par les syndicats.


La décentralisation

Conseillers d'orientation-psychologues, assistantes sociales et médecine scolaire ont échappé in extremis à la décentralisation mais les techniciens et ouvriers (TOS) œuvrant dans le secondaire sont toujours promis à rejoindre le giron des collectivités territoriales.

Le Conseil régional haut-normand devrait ainsi gérer 1.800 agents supplémentaires exerçant dans les lycées. Les syndicats s'opposent toujours à ce transfert mais il s'annonce de toute façon déjà retardé. Annoncé pour janvier 2004, on le voit mal se concrétiser avant la rentrée scolaire 2005.


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