
Dossier enrichi
au fur et à mesure
de nos parutions
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Samedi
30 - dimanche 31 août
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Jeudi
28/08/2003
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Les
sujets qui fâchent
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La
carte scolaire
Contrairement
à l'Eure, la situation s'annonce particulièrement
tendue en Seine-Maritime qui détient le record de France
des fermetures de classes primaires : 92.
Malgré une baisse démographique endiguée
(-636 élèves) le ministère a imposé
le retrait de 77 postes d'enseignants. Les écoles situées
en secteur urbain sont particulièrement touchées,
au Havre (24 fermetures), et sur la rive gauche rouennaise
(4 à Saint-Etienne-du-Rouvray, 3 à Grand-Couronne.).
Des mobilisations de parents d'élèves sont donc
attendues dès mardi, notamment pour défendre les
maternelles, qui font principalement les frais des restrictions.
Les inspecteurs de l'Education nationale vont réaliser
dans chaque secteur des comptages d'élèves afin
de confirmer les fermetures et les ouvertures.
Les
réseaux d'écoles
Afin
de mieux faire partager la responsabilité du partage des
moyens consentis aux écoles, l'académie souhaiterait
expérimenter la création de réseaux d'écoles
qui associeraient les écoles primaires d'une même
secteur géographique représentant globalement les
effectifs d'un collège.
Un directeur serait chargé de sa gestion tandis qu'un « conseil
de réseau », impliquant élus, enseignants
et parents, devrait proposer une répartition des moyens
à l'inspection académique.
Les syndicats de professeurs voient dans cette réforme
un premier pas vers une « municipalisation »
de l'école et, compte tenu du contexte actuel, cette expérimentation
semble retardée.
Les
assistants d'éducation
La
contestation de leur création était une des revendications
exprimées lors du mouvement des enseignants et pourtant
ils vont bien être présents mardi lors de la rentrée,
pour remplacer les aides-éducateurs et les surveillants
(MI-SE) qui arrivent en fin de contrat.
Mais le compte n'y est pas. Le SNES évoque un déficit
national « d'au moins 20.000 personnes »
alors que l'inspection générale de l'Education nationale
dans son rapport sur la préparation de la rentrée
évoque l'académie de Rouen qui « va
perdre globalement 1.000 adultes dans les établissements
scolaires ».
Hors remplacement des surveillants géré directement
par le rectorat, les inspections académiques de Seine-Maritime
et de l'Eure ont été dotés respectivement
de 237 et 113 postes dédiés principalement à
l'intégration des élèves handicapés
et au soutien des établissements classés en zone
d'éducation prioritaire. Nous reviendrons dans notre édition
de lundi sur cette mutation jugée « explosive »
par les syndicats.
La décentralisation
Conseillers
d'orientation-psychologues, assistantes sociales et médecine
scolaire ont échappé in extremis à la décentralisation
mais les techniciens et ouvriers (TOS) uvrant dans le secondaire
sont toujours promis à rejoindre le giron des collectivités
territoriales.
Le Conseil régional haut-normand devrait ainsi gérer
1.800 agents supplémentaires exerçant dans les lycées.
Les syndicats s'opposent toujours à ce transfert mais il
s'annonce de toute façon déjà retardé.
Annoncé pour janvier 2004, on le voit mal se concrétiser
avant la rentrée scolaire 2005.
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