Les
Ebroïciens ont retrouvé le sens de la marche. Mais
pour continuer avec succès, mieux vaudrait disposer d'un
effectif au complet.
Le président Jean-Pierre Vendeville va-t-il tenir toute
la saison ? C'est la question que l'on peut se poser. Il
s'est tellement piqué au jeu, lui qui ignorait tout du
basket avant son arrivée à la tête du club
en juin dernier, qu'il ne peut suivre intégralement toutes
les secondes périodes, tant son cur a tendance à
s'emballer. « Je suis obligé de sortir quelques
minutes dans le hall pratiquement à chaque match et je
me fie aux réactions du public que j'entends, »
avouait-il l'autre jour.
Samedi pour la venue de Rueil, il n'a pu échapper à
la règle. Et lorsqu'il est rentré dans la salle,
ce fut pour voir son entraîneur Chris Singleton s'énerver
auprès des arbitres alors que le tableau lumineux affichait
98-97 et 1'06'' à jouer avant que MM. Gros et Taffin ne
décident d'un entre-deux pour le moins discutable, qui
finalement redonna la balle aux Franciliens. Le président
n'avait pas fini de trembler.
De toute façon, vu la tournure des évènements,
l'incertitude qui planait encore hier soir sur la durée
de l'indisponibilité de Rashard Lee, et la formule des
play-offs, les ventricules du cur de Jean-Pierre Vendeville
n'ont pas fini de battre la chamade. Et question cheveux blancs,
on ne peut plus rien pour lui ! Il a déjà (tout)
donné. La joie procurée par cette 16e victoire fut
donc proportionnelle à ses émotions.
On
saura aujourd'hui
Comme tous les spectateurs de la salle omnisports, JPV a apprécié
à sa juste valeur le succès d'une équipe
dans laquelle chacun sut compenser l'absence de Rashard Lee. De
Sasa Doncic intronisé pour la circonstance dans le cinq,
à Bruno Coqueran, trahi par ses appuis en raison d'une
cheville douloureuse infiltrée hier soir, en passant bien
sûr par un Jason Rowe à nouveau royal (33 d'évaluation)
et un Dwayne Perry monstrueux de détermination à
l'image de son contre qui scotcha Sanchez sur place dans les dernières
secondes. Celui-là il valait cher. Peut-être la troisième
place, qui sait ?
Mais avant de parler hiérarchie finale, il faudra attendre
le diagnostic aujourd'hui du docteur Pruvot. Il a souhaité
bénéficier de 72 heures après l'infiltration
pour se prononcer sur l'état de gravité de la blessure
à l'épaule de Rashard Lee. Aujourd'hui aussi, Didier
Salvat le manager général doit faire le point au
téléphone avec Jadrenko Smojver parti au chevet
de sa mère en Croatie. En principe il rentre vendredi.
En attendant hier, c'était repos pour tout le monde. Bien
mérité.
D. C.