Malgré
la présence de Coqueran sur le banc, lALM a eu le
ballon
de la gagne avant de sincliner (115-112) à Roanne
après prolongation.
Dans
le contexte ébroïcien de la semaine, cette défaite
samedi à Roanne 115-112, la seconde de la saison après
prolongation, la troisième de lère Singleton
après Châlons et Vichy, peut paraître logique.
Labsence de Bruno Coqueran, qui séchauffa pourtant
pour tester (en vain) sa cheville, ajoutée au manque dentraînement
toute la semaine de Fred NKembé qui avait seulement
trottiné le samedi matin et de Jadrenko Smojver, arrivé
à Roanne dans la nuit de vendredi à samedi en provenance
de Croatie, ne laissait en effet présager rien de bon.
Et pourtant il na pas manqué grand chose aux coéquipiers
de Dwayne Perry pour ramener une 17e victoire et rester en course
pour la troisième place de la saison régulière.
Songez en effet quaprès avoir effacé un handicap
de 17 points (91-74, 32e) et signé une remontée
(18-3) dont ils ont le secret, les Ebroïciens, la balle dans
les mains de Jason Rowe, menaient en effet 101-99 à trente
secondes du buzzer après un missile de Rashard Lee. Malheureusement
le petit meneur ébroïcien manqua de lucidité.
Derrière, son homologue Jimmy Ball, lui ne rata pas la
cible, arrachant une prolongation qui ne pouvait quêtre
favorable à Roanne, compte-tenu du manque de rotations
normandes.
«Une grande déception»
«Cette défaite est une grande déception, reconnaissait
dimanche midi lentraîneur ébroïcien. Le
contexte était contre nous et nous avons eu la balle de
match.» Toute la différence entre Ball et Rowe, les
deux meilleurs meneurs du championnat. La maturité du premier,
plus âgé il est vrai, a fait la différence
samedi. Car cest encore son tir à trois points, qui
assura le succès final dans la prolongation, pendant laquelle
Jadrenko Smojver, admirable de détermination de bout en
bout mais trop vite freiné par les fautes, allait être
éliminé. «Roanne na jamais trouvé
la parade pour larrêter», constatait Singleton.
Mais Roanne, qui sortit de lavis unanime son plus gros match
de la saison, sut aussi faire sortir à temps lartisan
de la remontée ébroïcienne après sêtre
appuyé sur un Cazalon de feu (26 points), trop souvent
oublié par la défense normande.
«Les joueurs ont fait preuve de courage»
«Cest vrai que lon aurait pu gagner, mais je
ne peux en vouloir aux joueurs. Ils ont tous fait preuve dun
grand courage, reconnaissait le président Jean-Pierre Vendeville.
Tous les espoirs sont toujours permis.» Vrai.
Mais à moins que Brest (déjà condamné
à la N1) ne simpose à Reims lors de la dernière
journée samedi, la troisième place sest sans
doute éloignée pour lALM. Elle terminera plus
sûrement cinquième. A condition de battre bien sûr
Saint-Quentin et que Rueil sincline à Besançon.
Et si, le même jour, Châlons surprend Golbey-Epinal,
les Ebroïciens pourraient même grignoter une place
pour lavantage du terrain en cas de belle en quart de finale
des play-offs. Mais ladversaire serait le même, Rueil.
DANIEL CHARMETEAU
