Paris-normandie

 


 

 

Evreux déraille à Reims

Si certains matches sont à marquer d’une pierre blanche, celui que les Ebroïciens viennent de perdre à Reims lors du 1er tour des play-offs est à effacer des mémoires au plus vite. Pourtant cette défaite risque d’être lourde de conséquences… de priver les Normands d’une place en demi-finale.
Car même si l’ALM réussit à s’imposer demain soir lors du match retour, il sera très difficile de récidiver en fin de semaine dans la salle rémoise René-Tys, chauffée à blanc. Ils viennent d’en faire le constat. «Ils n’ont que deux jours pour se refaire une santé physique et morale», convient un Chris Singleton dépité, amer aussi. Et pour cause. Samedi, dès la trente-troisième seconde de jeu, sa formation allait recevoir un sacré coup sur la tête : coup de coude du Rémois Ilic à Lee… qui lui rend la pareille! L’arbitre M. Peugnet, sans aucune hésitation, disqualifie les deux joueurs.

Le ton est donné, la rencontre va se dérouler sous les sifflets et les injures des spectateurs champenois. «Il y a des gens responsables du contrôle du match, analyse l’entraîneur ébroïcien. Les deux équipes étaient nerveuses compte tenu de l’enjeu. Et puis, dès la première action, on sort des rails!» Toute la partie s’en est ensuite ressentie.

Bien sûr, après avoir encaissé un 11-0 (6-6, 3e puis 17-6 à 4’30), les Normands -grâce à trois tirs à trois points de Doncic et Rowe- revenaient à trois longueurs à la fin du premier quart-temps (25-22) et ce malgré huit fautes au compteur plus la disqualifiante de Lee. Evreux résistait, à l’image de N’Kembé qui à la 15e permettait à son équipe d’égaliser (35-35) et même de prendre l’avantage deux minutes plus tard (36-37), juste après le passage en force de Sturm sur Smojver. Souffrant du dos, blessé à la main droite, l’intérieur croate laissait définitivement sa place à Durham. Malgré tout, à la pause, l’ALM n’avait que deux points de retard (46-44).


Joldersma flambe


La tension montait encore d’un cran en seconde période et Evreux prenait définitivement l’eau, d’autant plus que dans le camp local Joldersma avait la main chaude. Sous le panier ou à trois points, l’ailier américain enquillait et chambrait un peu plus ses adversaires à la peine (59-48, 25e).

L’avance des Rémois repassait à onze points à l’issue du troisième quart-temps (67-56), N’Kembé n’était plus dans le coup, préoccupé par les injures d’un spectateur trop virulent. La défaite s’annonçait inévitable, et les trois éliminations de Khiari, Sturm et Gnjato sans tenir compte de celle de Boissié (inscrite sur la feuille de stats mais oubliée sur la feuille de match) n’y changeaient rien.

Déçu, Chris Singleton insiste : «On n’a pas mentalement abordé les choses comme il le fallait. Il faut redresser la barre dès mardi.»


DE NOTRE ENVOYÉE SPÉCIALE À REIMS CATHERINE LENOIR

Les adversaires de l'ALM
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