Troisième match à lextérieur et troisième
défaite pour lALM Evreux, incapable de maîtriser
samedi à Aiguebelle (79-70) une équipe de Maurienne,
bien loin pourtant dêtre un foudre de guerre. On se
demande donc, si rien ne bouge et si les Ebroïciens ne se
font pas plus violence, où ils pourront bien simposer
cette saison de lautre côté de lIton.
On voudrait tant se tromper, mais lévidence crève
les yeux ; cette ALM-là ne retrouvera pas de sitôt
sa place en ProA.
Au bout de cinq matches, le constat est accablant. Balayées
les illusions de la pré-saison. Olivier Veyrat en convient
: «On est trop faible à lextérieur pour
nourrir quelque ambition que ce soit. On ne peut jouer que le
maintien.» Et lentraîneur normand de se lâcher
: «Je ne vais pas pleurer puisque cest moi qui les
ai choisis, mais quelque part jai le sentiment que mes joueurs
mont trahi. Ce soir (NDLR : samedi) cest une énorme
déception, sans parler de la frustration. A quoi cela sert-il
de tant travailler la semaine, de préparer les rencontres
pour un tel résultat? Pourquoi un tel décalage entre
le jeu convenable à Evreux et cette absence à lextérieur?»
A Aiguebelle, les Amicalistes nauront fait illusion que
douze petites minutes, les douze premières. Un bon premier
quart-temps (17-23) sur les ailes du tandem Ninkovic (10 points
à 4/8) - Poole (8 points à 4/3 et deux lancers)
compensant le départ manqué de Lee (1/2), obligé
de regagner le banc avec trois fautes dès la 7e minute,
et une entame parfaite du second, ponctuée dun tir
à trois points de Cleymans (17-26) au terme dune
patiente attaque en 24 secondes. Et puis cest tout. Cest
là le drame.
Une faillite collective
« Mentalement on na pas existé », déplore
Veyrat. A 35-32 au repos, et 55-50 au bout du troisième
quart, le coup était pourtant toujours jouable. Encore
ne fallait-il pas se prendre alors un 9-0 dans les gencives. A
-14 (64-50) ce nétait évidemment plus la même
chanson. Cette troisième défaite, cest encore
la faillite à la mène de Rolandas Jarutis (0/1),
totalement hors sujet pour la troisième fois en dehors
de la salle omnisports où il joue le bon docteur Jeckyll.
En Savoie, notre Mister Hyde fut archi dominé dans tous
les compartiments du jeu par le pourtant peu rapide Johnson (35
ans, et 5/10) appelé à la rescousse en début
de semaine. Comme Frédéric Miguel fut sa copie conforme
devant Brochard, lALM ne pouvait pas sen sortir, dautant
que ses deux leaders américains, Rashard Lee (complètement
absent en défense) et Eric Poole nen avaient samedi
que le nom.
Terrible aveu dimpuissance, à 64-50 (35e), Olivier
Veyrat choisit même de terminer la partie avec ses deux
meneurs sur le banc, laissant Cleymans et Maizeroi bricoler ce
quils pouvaient. Sans commentaire. Ah, on allait oublier
les neuf pertes de balle dEric Poole, totalement phagocyté
par Davis après le premier quart. Mais on ne va pas en
rajouter
De notre envoyé spécial à Maurienne Daniel
Charmeteau
