Les
affaires normandes ne se sont pas arrangées à Beauvais,
vainqueur 81-77 après prolongation, où Rashard Lee
a été inexistant.
Evreux n'y arrive toujours pas. C'est mieux, mais l'ALM a encore
perdu. Cinquième match à l'extérieur et cinquième
défaite : Saint-Quentin, Brest, Maurienne, Mulhouse
et Beauvais donc samedi, 81-77 après prolongation. Troisième
revers consécutif après le faux-pas de la semaine
dernière à la maison face à Saint-Etienne.
Cela promet un hiver forcément difficile. Même si
dans l'Oise il y eut des choses positives, comme le comportement
de Teddy Maizeroi (22 points, meilleur marqueur normand, nouveau
record de carrière !) et de William Soliman (8 points
et 9 rebonds), deux purs produits de l'ALM.
Seulement lorsqu'un secteur s'améliore, un autre s'effondre.
Pour Rashard Lee, gâchette supposée, 19 points en
finale de la Coupe Saporta avec Chalon-sur-Saône contre
le Maroussi d'Athènes on vous le rappelle, c'est bien le
mot qui convient : 0/4 au repos, 2/10 et un total de 6 points
à l'arrivée. Même avec les 9 accordés
par la table de marque, qui lui crédita le premier panier
primé de Rowe, c'est trop peu pour faire la loi à
l'extérieur.
En fait l'ALM se fit hara-kiri d'entrée de jeu, concédant
la bagatelle de 29 points durant le premier quart-temps (29-19).
Une course handicap
Lorsqu'au final vous en concédez 68, à la fin du
temps réglementaire, il n'y a pas à chercher ailleurs
la raison de cette nouvelle désillusion. Le problème,
car problème il y a, c'est qu'Olivier Veyrat n'a pas le
moindre début d'explication à ce laxisme, ce manque
flagrant d'intensité en défense. Et heureusement
encore que Teddy Maizeroi, intronisé pour la première
fois dans le cinq, s'était mis tout de suite en confiance,
réussissant ses deux premiers tirs, le premier à
droite, le second à gauche, au delà des 6,25 m,
pour scorer à 100 % onze des seize premiers points
normands. Si bien que l'ALM menait même 16-15 !
L'entrée en jeu de Jadranko Covic à la place de
Soliman pendant trois petites minutes allait alors précipiter
la mayonnaise en vinaigre. Le mal était fait. Hyman (13
points à 6/7) et Davis (12 points à 4/5) les deux
Américains de Beauvais (49 des 81 points des Picards à
l'arrivée) étaient passés par là
.Un
inutile suspense
Dès lors les Ebroïciens n'avaient plus qu'à
se cracher dans les mains pour tenter de revenir. Ce qu'ils firent
en passant en zone avant le repos (36-33) avec un 11-0, puis durant
le troisième quart-temps, en deux temps et trois mouvements,
enquillant comme une fleur un 17-0, de 50-35 à 50-52. Ce
qui prouve tout de même au passage que Beauvais n'est pas
un foudre de guerre.
Mais à l'évidence l'ALM n'en est pas un non plus.
Si le quatrième quart-temps fut équilibré,
Evreux égalisant après plusieurs tentatives par
deux lancers (sur trois) de Maizeroi, la prolongation sera beauvaisienne
avec un 4/5 pour les locaux contre un 3/9 à des Normands
manquant globalement de réussite. « C'était
ouvert pour les deux équipes qui avaient opté pour
le même choix tactique. La réussite a fait la différence,
notamment à trois points », dira Veyrat. Sans
doute. Mais il n'y a pas que cela.
DE
NOTRE ENVOYE SPECIAL A BEAUVAIS
DANIEL CHARMETEAU
