Paris-normandie

 


Un vrai cadeau de Noël

 

Comme originalité en décembre, on a fait mieux. Pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple? Surtout lorsque le titre colle à l’actualité et résume si bien la situation. Oui, cette victoire ébroïcienne, acquise samedi devant Reims (89-85), alors que l’on n’y croyait plus, à moins 9 et 2’40’’ à jouer, est un vrai cadeau de Noël. « Avec péridurale et les forceps, pour finir en césarienne, » dixit Olivier Veyrat…

Pour la salle omnisports d’abord, guère gâtée tout au long de l’année, pour les nombreux sponsors du club Ebène, réunis vendredi soir en mairie autour de Jean-Louis Debré impressionné par les 594.551 euros (3,9 millions de francs) qu’ils représentent sans les institutionnels, pour tout le staff qui ne ménage pas ses efforts, et bien sûr pour les joueurs eux mêmes. Un vrai cadeau de Noël aussi offert par Reims. Francis Charneux, il mouillât le même maillot rémois au début des années 80 aux côtés d’Olivier Veyrat, meneur de l’équipe entraînée par Gérard Bosc aujourd’hui président du club, était plus que colère:

« On a littéralement disjoncté dans les dernières minutes. Il suffisait pourtant de mettre la balle sous le bras. C’est énervant parce qu’après Maurienne, Mulhouse et Epinal c’est la quatrième fois que cela nous arrive. Qu’on ne vienne pas me parler de l’arbitrage. Nous nous sommes arrêtés de jouer, nous avons manqué de lucidité en tirant n’importe comment et surtout bien trop vite. Pourquoi? Je n’en sais rien. Je constate que nous n’avons plus eu de bonnes positions, que nous étions en décalage complet, alors qu’Evreux a simplement monté un peu plus sa défense. Ce match nous l’avons donné. »

Le réveil de Lee et Cleymans

Son pote Olivier Veyrat, -les deux hommes, bien qu’adversaires directs s’étaient dans la semaine échangés leurs cassettes respectives- ne pouvait qu’être d’accord. En ajoutant ceci: « C’est un vrai hold-up et la morale de l’histoire c’est qu’il faut toujours y croire. Un match dure 40 minutes. Or, actuellement nous n’avons pas 40 minutes de qualité. Pour nous c’est le scénario idéal. On est repassé devant juste à temps. Plus tôt je ne suis pas sûr que nous aurions tenu. »

La grande satisfaction de l’entraîneur ébroïcien a été bien sûr le réveil dans le money-time de son capitaine Erik Cleymans, auteur d’un match très consistant avec beaucoup d’envie et de Rashard Lee, décisifs pour conclure. L’Américain, enquillant à 6,25 m, raviva l’espoir à 1’30’’ du terme (83-85), imité illico par le Belge, pour faire repasser les siens devant: 86-85 à 40’’. Gaëtan Muller n’avait plus qu’à contrer Joldersma et l’affaire était pliée par un Rashard Lee rageur, enfonçant définitivement le clou.

L’ALM terminait en trombe avec un 13-0 en 2’40’’. Aussi impressionnant que son troisième quart-temps raté en individuelle et ce 19-34 qui faillit lui rester dans la gorge après une honnête première période à seulement 39 points pour les Rémois. Et comme une bonne nouvelle n’arrive jamais seule, Olivier Veyrat pouvait se lâcher: « Un nouvel intérieur sera à l’entraînement lundi. » Un autre cadeau de Noël.

DANIEL CHARMETEAU

Les adversaires de l'ALM
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