Paris-normandie

 


Une éclaircie avant les nuages

 

Olivier Veyrat et ses joueurs ont enfin passé un week-end plus tranquille après trois consécutifs pourris par les défaites. Les sourires ont même refleuri sur les lèvres à l’heure des retrouvailles lundi après-midi, une fois que Jason Rowe et Jadranko Smojver, coéquipiers la saison dernière en Israël à Elizur Askelon (Paris-Normandie du 17 décembre) furent tombés dans les bras l’un de l’autre pour une sympathique accolade, heureux de prolonger l’expérience ici en Normandie.

Mais que l’on ne s’y trompe pas. Il reste toujours énormément de travail, l’ALM est à la fois très proche et très loin des play-off qui peuvent encore sauver sa saison. La victoire rémoise (89-85) doit impérativement en appeler d’autres. Le hic, c’est que le calendrier à venir est plutôt coton avec dans l’ordre, un déplacement à Besançon dès vendredi, puis les quatre premiers: Golbey-Epinal et Vichy coup sur coup à la maison début janvier, avant d’aller à Rueil le 19 et de recevoir Roanne le 5 février.

Il serait donc par conséquent mal venu de fanfaronner, potentiellement ces cinq prochaines rencontres peuvent très bien se transformer en autant de défaites si la logique de l’actuel classement était respectée. Les Normands le savent très bien. Dans l’état actuel des choses, il s’agit donc de prendre les matches un par un.

Une direction à suivre

Il va de soi que l’arrivée de Jadronko Smojver, garçon sympathique au demeurant et doté d’une bonne gestuelle, devrait sérieusement renforcer le secteur intérieur en instaurant une meilleure rotation, donc plus d’efficacité sur le terrain. Et si Jason Rowe pèse de plus en plus sur le jeu, on a apprécié son implication dans les dernières minutes samedi, il faut aussi impérativement qu’Erik Cleymans et Rashard Lee poursuivent leur redressement. L’Américain a vraisemblablement sauvé sa tête samedi.

Le capitaine ébroïcien a paru lui transformé, radieux de présenter après le match sa petite Emeline née il y a un peu plus d’un mois en Belgique, arrivée avec sa maman et son grand frère à Evreux voici une semaine. Rapport de cause à effet? Cela a dû forcément jouer.

« J’ai fait mon boulot, » dit simplement son papa. « C’est vrai que j’ai été plus présent dans tous les secteurs de jeu, notamment dans l’attaque du cercle. Mais en défense tout le monde doit être concerné. On a vu la différence entre les troisième et quatrième quart-temps. Cette fin de match contre Reims montre la direction à suivre et fait passer un message à tout le monde. Honnêtement je pense qu’actuellement nous ne sommes pas à notre place, mais c’est aussi notre faute, nous n’aurions jamais dû perdre à Maurienne ni contre Saint-Etienne. Maintenant vendredi à Besançon, il faudra se battre pendant quarante minutes. Nous n’aurons rien à perdre et le résultat suivra ce que l’on montrera sur le terrain. Il ne faudra rien avoir à regretter. Le championnat n’est pas fini. »
D. C.

 

Les adversaires de l'ALM
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