Evreux
court toujours après son premier succès à
lextérieur cette saison. Cela fait dailleurs
très longtemps que les Normands ne se sont pas imposés
loin de leur base, leur dernier succès remontant en effet
à janvier dernier à Gravelines avec larrivée
aux commandes de James Blackell. Cétait en Pro A.
Hier soir les Amicalistes nont rien pu faire à Besançon,
victorieux 79-66 après avoir dominé les débats
de bout en bout.
Pourtant Jadrenko Smojver nest pas une truffe. Ses quatre
jours passés à Evreux avaient déjà
permis à Olivier Veyrat de se faire une opinion. Aussi
nhésita-t-il pas à laligner illico dans
son cinq. Et le Croate de répondre parfaitement à
lattente de son entraîneur et de faire mouche dentrée
à 6,25m, ramenant ainsi un probant 4/5 au repos avec une
bonne défense.
Pourtant, sil fit repasser lALM un instant devant,
toujours à trois points (26-27, 15e) ce nétait
pas encore suffisant. Au repos Besançon virait en tête
(39-31), grâce à un intenable Michel Diama (9 pts
consécutif pour les locaux) un peu comme les Francomtois
avaient terminé le premier quart temps sous limpulsion
de Tariq Kirksay (9 pts) insufflant lui un 8-0. De colère
sur un oubli défensif à la sirène, Olivier
Veyrat en avait même cassé son ardoise!
Rowe passe au travers
Moins huit au repos, le coup paraissait encore jouable, même
si les Normands étaient alors copieusement dominés
au rebond (20 à 10) et même si Smojver et Lee étaient
déjà à trois fautes. Malheureusement, comme
huit jours plus tôt devant Reims, les coéquipiers
dErik Cleymans, encore bien malheureux dans ses tirs pourtant
ouverts, perdirent pied dans un troisième quart, rondement
mené par Kirksay (10 pts à 5/6).
Et cette fois, cest Jason Rowe qui passa au travers. Son
premier mauvais match depuis son arrivée sur les bords
de lIton. Malgré ses 14 pts et ses cinq passes, le
petit Américain, dont on attend peut-être trop, ne
pesa en rien sur le jeu amicaliste et la défense bisontine.
Lécart grandit donc jusquà - 17 (56-39)
et surtout, Smojver et et Lee avaient regagné le banc après
leurs quatrièmes fautes.
Il
était évident que les carottes normandes étaient
cuites car Besançon, qui nest pas Reims, et jouant
de surcroît à domicile, évoluait dès
lors en pleine confiance. Pour lALM cétait
une nouvelle bûche. Même en cette saison, elle narrange
pas vraiment ses affaires, car il sagit là de la
septième défaite. Et dire quil faudra affronter
les quatre premiers après la trêve. Olivier Veyrat
va forcément passer de mauvaises fêtes.
DE NOTRE ENVOYE SPECIAL A BESANCON
DANIEL CHARMETEAU
