- Chirac
à Washington en émissaire de l'Europe
Une semaine jour pour jour après les attentats anti-américains
du 11 septembre, Jacques Chirac sera demain le premier chef d'Etat
étranger à s'entretenir à Washington avec le président
américain George W. Bush, avant de se rendre le lendemain,
premier là aussi, à New York.
Le déplacement du président français était
prévu de longue date. L'étape new-yorkaise de la visite
présidentielle comportera une rencontre avec la communauté
française et des entretiens aux Nations unies.
Dès mardi, Jacques Chirac avait assuré les Américains
de la solidarité de la France dans l'épreuve qu'ils traversent.
Jeudi, sur CNN, il a été plus précis : « quand
il s'agira de sanctionner cette folie meurtrière, la France sera
à côté des Etats-Unis ». Il s'est toutefois
abstenu d'évoquer toute option militaire. Dans l'entourage présidentiel,
on souligne le caractère « politique »
du soutien sans réserve apporté aux Etas-Unis par la France
et ses partenaires européens, à l'OTAN et aux Nations
Unies. « Pas de chèque en blanc » pour
une riposte militaire, fait valoir l'Elysée, « chaque
Etat reste souverain dans son appréciation ».
Une position également défendue par le Premier ministre
Lionel Jospin qui a insisté sur la « libre appréciation »
et la « souveraineté » de la France.
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Coalition
à géométrie variable
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Les 18 alliés des Etats-Unis se préparent dans les faits
à fournir une aide à géométrie variable
dans le cas où Washington leur demanderait de l'assistance
pour une opération de représailles.
Certains alliés ont déjà donné des premières
indications sur cette aide, d'autres préfèrent attendre
que Washington précise ses intentions.
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