Les articles au jour le jour/mardi 18 septembre
  • Un vaste mouvement de réfugiés


  • Le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) se prépare à nouvelle une crise majeure liée à l'afflux de réfugiés en provenance d'Afghanistan où la situation est jugée « extrêmement fragile ».

    Les plus grandes villes du pays, Kaboul, Kandahar, Jalalabad voient leur population tenter de gagner la campagne. La moitié des 100.000 habitants de Kandahar, dans le sud, où habite le chef suprême des taliban, le mollah Mohammad Omar, a quitté les lieux pour rejoindre leurs villages d'origine ou gagner les frontières, aujourd'hui largement fermées.

    Ces nouveaux mouvements de population, encore difficilement quantifiables, viennent grossir les rangs du million d'Afghans ayant déjà fui les zones de combats. Sur environ 21 millions d'habitants, 3,7 millions sont d'ores et déjà réfugiés à l'extérieur du pays, dont 2 millions au Pakistan et 1,5 en Iran.
  • Plus de vingt ans de guerre

  • Depuis trois ans, l'Afghanistan connaît l'une des pires sécheresses de son histoire qui s'ajoute à vingt-deux années de guerre. La situation des droits de l'Homme y est constamment catastrophique. A tous ces éléments, s'ajoute aujourd'hui la menace de l'intervention militaire américaine.

    C'est pourquoi, le HCR, dont le siège est à Genève, a décidé hier la mise en place d'une « structure de gestion d'urgence » chargée de coordonner ses activités partout dans le monde, devant intervenir d'une façon ou d'une autre dans et autour de l'Afghanistan.

    Parallèlement, une « cellule de gestion de crise » a été instituée à Islamabad, regroupant essentiellement le HCR, le Programme alimentaire mondial (PAM), le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef) et l'Ocha (bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU).

    En Afghanistan, désormais évacué par tout le personnel expatrié de l'ONU, du PAM, de l'Unicef, et du HCR, ce dernier ne dispose plus que d'une vingtaine d'employés locaux. Cette poignée d'humanitaires a désormais l'immense tâche d'assister les mouvements de populations de grande ampleur qui se dessinent dans le pays.

    « Une goutte d'eau dans l'océan de réfugiés qui s'annonce », selon l'expression d'un membre du HCR.

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