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Le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés
(HCR) se prépare à nouvelle une crise majeure liée
à l'afflux de réfugiés en provenance d'Afghanistan
où la situation est jugée « extrêmement
fragile ».
Les plus grandes villes du pays, Kaboul, Kandahar, Jalalabad voient
leur population tenter de gagner la campagne. La moitié des
100.000 habitants de Kandahar, dans le sud, où habite le chef
suprême des taliban, le mollah Mohammad Omar, a quitté
les lieux pour rejoindre leurs villages d'origine ou gagner les frontières,
aujourd'hui largement fermées.
Ces nouveaux mouvements de population, encore difficilement quantifiables,
viennent grossir les rangs du million d'Afghans ayant déjà
fui les zones de combats. Sur environ 21 millions d'habitants, 3,7
millions sont d'ores et déjà réfugiés
à l'extérieur du pays, dont 2 millions au Pakistan et
1,5 en Iran.
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Plus
de vingt ans de guerre
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Depuis trois ans, l'Afghanistan connaît l'une des pires sécheresses
de son histoire qui s'ajoute à vingt-deux années de
guerre. La situation des droits de l'Homme y est constamment catastrophique.
A tous ces éléments, s'ajoute aujourd'hui la menace
de l'intervention militaire américaine.
C'est pourquoi, le HCR, dont le siège est à Genève,
a décidé hier la mise en place d'une « structure
de gestion d'urgence » chargée de coordonner ses
activités partout dans le monde, devant intervenir d'une façon
ou d'une autre dans et autour de l'Afghanistan.
Parallèlement, une « cellule de gestion de crise »
a été instituée à Islamabad, regroupant
essentiellement le HCR, le Programme alimentaire mondial (PAM), le
Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef) et l'Ocha (bureau
de coordination des affaires humanitaires de l'ONU).
En Afghanistan, désormais évacué par tout le
personnel expatrié de l'ONU, du PAM, de l'Unicef, et du HCR,
ce dernier ne dispose plus que d'une vingtaine d'employés locaux.
Cette poignée d'humanitaires a désormais l'immense tâche
d'assister les mouvements de populations de grande ampleur qui se
dessinent dans le pays.
« Une goutte d'eau dans l'océan de réfugiés
qui s'annonce », selon l'expression d'un membre du HCR.
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