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L'étau
se resserre autour des taliban. Ils doivent livrer ben Laden, ou subir
les représailles musclées promises par les Américains.
Une intervention qui ne serait pas sans risques.
Les taliban ne craignent que la colère de Dieu, mais les Afghans
appréhendent les représailles américaines. L'étau
s'est resserré hier autour des taliban, sommés d'extrader
leur « hôte » Oussama ben Laden, tandis
que des milliers de personnes fuyaient les grandes villes d'Afghanistan
par crainte d'une opération militaire massive.
Des mouvements de population ont été signalés
notamment dans les régions de Kaboul, Kandahar dans le sud
et Jalalabad, à l'est.
Dans la capitale afghane, de nombreux habitants, en proie à
un sentiment d'abandon, étaient avides de la moindre information
au moment où une délégation pakistanaise de haut
niveau était reçue à Kandahar, ville qui est
le véritable cur du pouvoir des taliban, et où
réside leur chef suprême, le mollah Mohammad Omar, « commandeur
des croyants ».
La délégation pakistanaise, conduite par le chef des
puissants services de renseignement, le général Mahmood
Ahmad, revenu il y a deux jours de Washington, a tenté de persuader
l'exécutif des taliban d'extrader ben Laden, principal suspect
dans les attentats du 11 septembre.
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Mouvements
de chars
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Selon Radio Charia, contrôlée par les taliban, le mollah
Omar a indiqué à la délégation qu'une
assemblée d'oulemas (érudits de l'islam) de toutes les
provinces d'Afghanistan avait été convoquée pour
aujourd'hui. La « fatwa » (décret religieux)
de ces oulémas sera pleinement appliquée, ont insisté
les taliban.
« Nous sommes confiants à 60 % que les choses
seront normales », a affirmé un porte-parole des
taliban, le mollah Abdul Hai Mutmaeen, à l'issue des entretiens
avec la délégation pakistanaise qu'il a qualifiés
de « positifs ».
Le mollah Mutmaeen a affirmé que la question de l'extradition
de ben Laden n'avait pas été discutée en termes
clairs et précis « mais nous avons abordé
d'autres aspects du sujet ».
Les taliban ont, par ailleurs, annoncé hier la fermeture de
l'espace aérien afghan à tous les vols internationaux.
« Pour des raisons de sécurité, du fait d'une
possible attaque américaine, l'espace est fermé à
tous les vols », a déclaré le ministre de
l'Aviation civile, Akhtar Mohammad Mansoor.
Le Pakistan a officiellement démenti hier des informations
faisant état de mouvements de troupes et de missiles de part
et d'autre de la frontière avec l'Afghanistan.
Mais, des habitants de Jalalabad dans l'est du pays ont signalé
des mouvements inhabituels de chars et de véhicules militaires
sur les routes, « ce qui pourrait signifier que les taliban
se préparent à la guerre », a indiqué
un étudiant, dans un pays où les armes ne se jamais
tues depuis l'invasion soviétique, en 1979.
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