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La bourse de New York s'est drapée dans une immense bannière
étoilée hier pour saluer la mémoire des victimes
des attentats et sonner la reprise des affaires, une semaine après
les attentats.
A 09 h 30, l'heure où retentit d'ordinaire la cloche
de début de séance et où les courtiers se ruent
pour commencer à passer des ordres, un immense silence envahit
le parquet pour la réouverture de Wall Street, restée
fermée quatre jours.
Pendant deux minutes, les visages se figent. Un très bref moment
durant lequel la puissance de l'argent est reléguée
au deuxième plan par l'idée obsédante de milliers
de New-Yorkais ensevelis tout près de là, dans les décombres
du Wall Trade Center.
Sur le podium, la sénateur de New York, Hillary Clinton, le
secrétaire au Trésor, Paul O'Neill, le maire de New
York, Rudolph Giulani, venus saluer cette reprise historique, ont
baissé les yeux.
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L'Amérique
revient aux affaires
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Une vibrant God Bless America , un chant patriotique, déchire
ensuite le silence, au milieu des drapeaux américains, tenus
à la main, imprimés sur les cravates ou déployés
au-dessus du podium d'où la cloche est sonnée.
« Aujourd'hui, l'Amérique revient aux affaires.
C'est un signal pour les criminels qui ont perpétré
ce crime infâme », déclare le président
du New York Stock Exchange, Richard Grasso, entre émotion et
détermination.
« Ils ont perdu. Notre nation s'est rassemblée comme
dans le passé. Ceux qui ont abattu ces buildings entendront
bientôt parler de nous », ajoute-t-il, à l'unisson
d'un pays qui gronde de représailles.
Mais rapidement, le patriotisme n'est déjà plus de mise
et les investisseurs se débarrassent de leurs actions par milliards
de dollars, faisant chuter la bourse. Signe de la gravité de
la situation, la Réserve fédérale (Fed) américaine
et la Banque centrale européenne (BCE) ont, dans un rare mouvement
coordonné, réduit d'un demi-point leurs taux d'intérêt
directeurs.
Ces mesures n'ont pas suffi à empêcher une forte baisse
des cours. Les principaux indices de Wall Street, chutaient de 7,05 %
à la clôture.
Un plongeon de Wall Street qui rend désormais quasiment inévitable
une récession aux Etats-Unis, estiment les analystes.
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