Les articles au jour le jour/mardi 18 septembre
  • Wall Street encaisse le choc


  • La bourse de New York s'est drapée dans une immense bannière étoilée hier pour saluer la mémoire des victimes des attentats et sonner la reprise des affaires, une semaine après les attentats.

    A 09 h 30, l'heure où retentit d'ordinaire la cloche de début de séance et où les courtiers se ruent pour commencer à passer des ordres, un immense silence envahit le parquet pour la réouverture de Wall Street, restée fermée quatre jours.

    Pendant deux minutes, les visages se figent. Un très bref moment durant lequel la puissance de l'argent est reléguée au deuxième plan par l'idée obsédante de milliers de New-Yorkais ensevelis tout près de là, dans les décombres du Wall Trade Center.

    Sur le podium, la sénateur de New York, Hillary Clinton, le secrétaire au Trésor, Paul O'Neill, le maire de New York, Rudolph Giulani, venus saluer cette reprise historique, ont baissé les yeux.
  • L'Amérique revient aux affaires

  • Une vibrant  God Bless America , un chant patriotique, déchire ensuite le silence, au milieu des drapeaux américains, tenus à la main, imprimés sur les cravates ou déployés au-dessus du podium d'où la cloche est sonnée.

    « Aujourd'hui, l'Amérique revient aux affaires. C'est un signal pour les criminels qui ont perpétré ce crime infâme », déclare le président du New York Stock Exchange, Richard Grasso, entre émotion et détermination.

    « Ils ont perdu. Notre nation s'est rassemblée comme dans le passé. Ceux qui ont abattu ces buildings entendront bientôt parler de nous », ajoute-t-il, à l'unisson d'un pays qui gronde de représailles.

    Mais rapidement, le patriotisme n'est déjà plus de mise et les investisseurs se débarrassent de leurs actions par milliards de dollars, faisant chuter la bourse. Signe de la gravité de la situation, la Réserve fédérale (Fed) américaine et la Banque centrale européenne (BCE) ont, dans un rare mouvement coordonné, réduit d'un demi-point leurs taux d'intérêt directeurs.

    Ces mesures n'ont pas suffi à empêcher une forte baisse des cours. Les principaux indices de Wall Street, chutaient de 7,05 % à la clôture.

    Un plongeon de Wall Street qui rend désormais quasiment inévitable une récession aux Etats-Unis, estiment les analystes.

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