Les articles au jour le jour/mardi 18 septembre

L'enquête suit 26.000 pistes


  • Les policiers fédéraux continuent de traquer sans merci les complices éventuels des terroriste et multiplient les arrestations.

    Mais, à ce stade de l'enquête, aucune piste n'apparaît encore déterminante et les craintes d'une récidive existent toujours.

    L'Attorney général (ministre de la Justice) John Ashcroft et le chef du Federal Bureau of Investigation (FBI) Robert Mueller ont tous deux appelé hier la population à fournir de nouveaux indices.

    Faisant le point des arrestations, M. Mueller a indiqué que quarante-neuf personnes étaient actuellement détenues dans le cadre de l'enquête aux Etats-Unis par les services de l'immigration.

    Ce groupe comprend deux hommes, Ayoub Ali Khan et Mohammed Jaweed Azmath, arrêtés jeudi à Forth Worth, au Texas, en possession de 5.000 dollars en liquide et de cutters identiques à ceux des pirates.

    L'Attorney général a pour sa part indiqué que des complices des auteurs des attentats pourraient toujours se trouver sur le territoire américain.

    La liste des personnes recherchées par le FBI dans le cadre de l'enquête compte désormais plus de cent soixante-dix noms.

    « Nous suivons plus de 26.000 pistes générées par nos différents bureaux sur le terrain », a précisé M. Mueller.
    Le FBI se refuse en revanche à ce stade à fournir le nombre de mandats d'arrêt lancés à l'encontre d'éventuels témoins clefs. Deux personnes sont à ce jour détenues par le FBI en tant que témoins.Un réseau radical en Europe
    Une enquête sur l'existence d'un éventuel réseau ben Laden en Equateur va être menée par une mission américaine du FBI et de la CIA, a révélé hier à Quito le ministre des Affaires étrangères équatorien, Heinz Moeller.

    Côté européen, les magistrats et policiers d'Allemagne, de France, de Belgique et des Pays-Bas se sont concertés hier à Bruxelles pour mieux faire face à un « réseau de moudjahidine » radicaux en Europe soupçonnés de vouloir s'en prendre à des intérêts américains en Europe.

    Ce réseau de la « mouvance radicale islamiste » n'est pas lié toutefois, en l'état actuel de l'enquête, à Oussama ben Laden.

    La police criminelle allemande est sur la trace de cinq autres suspects à l'Université technique de Hambourg a affirmé hier le recteur de l'établissement Joerg Sevelin.

  • Enfin, une femme a été placée en garde à vue et son domicile perquisitionné à Bastia dans le cadre de l'enquête. La jeune femme, est l'amie d'un des deux hommes interpellés en Belgique en fin de semaine dernière, Nizar Trabelsi, chez qui les policiers belges ont notamment découvert un pistolet-mitrailleur Uzi.

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