Les articles au jour le jour/mercredi 19 septembre
  • Comment l'argent va à ben Laden

 

  • Caché dans les paradis fiscaux, l'argent des islamistes vient de la délinquance comme de la bourse. La frontière est parfois floue entre terrorisme, banditisme et haute finance.


    Qui finance le terrorisme international ? Où sont les milliards d'Oussama ben Laden ? L'homme, accusé d'avoir spéculé sur les marchés boursiers avant les attentats aux Etats-Unis, semble passé maître dans l'utilisation des circuits financiers occultes et des paradis fiscaux. Mais la nébuleuse islamiste ne semble pas hésiter à se financer aussi par le trafic et la délinquance.

    Selon l'ancien directeur de la CIA de 1993 à 1995, James Woosley, Chypre est une des plaques tournantes des activités financières d'Oussama ben Laden. L'hypothèse selon laquelle il a spéculé sur les marchés avant les attentats « est fondée » selon lui.

    Les autorités panaméennes, alertées par plusieurs polices étrangères, ont ouvert de leur côté une enquête sur une société financière immatriculée au Panama qui pourrait avoir été utilisée par le milliardaire pour des transactions financières importantes.

    Les gendarmes boursiers de plusieurs pays prennent au sérieux l'hypothèse d'une spéculation sur les marchés boursiers, avant les attentats du 11 septembre.

    Les organismes responsables de la surveillance boursière aux Etats-Unis et au Japon, ont chacune ouvert une enquête. Les autorités allemande, italienne et française ont de leur côté entamé des « vérifications » au sujet d'évolutions surprenantes, constatées dans les secteurs des assurances, du transport aérien, de la grande distribution, du luxe et de la communication dans les jours précédant les attentats.Trafic, vols et détournements
    Mais le financement des réseaux islamistes est très divers. Il passe aussi par le détournement de l'aide de certaines ONG, le trafic de voitures ou de cartes bleues volées.

    De nombreux groupes, surtout ceux qui sont intégrés dans les pays occidentaux, font appel à un financement « local », soit d'une manière légale, en travaillant, soit illégalement.

    « La délinquance de droit commun est une source gigantesque de fonds », estime ce spécialiste, rappelant que de nombreux militants islamistes sont également connus pour des délits, vols ou trafic de faux documents.
    « Ils sont particulièrement présents dans le trafic de voitures et de cartes bleues », souligne-t-il.

    Autre voie de financement pour les réseaux islamistes, le détournement des aides perçues par des organisations non gouvernementales (ONG) financés par des pays du Golfe, notamment des ONG ayant travaillé en Bosnie et en Tchétchénie.

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