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Caché
dans les paradis fiscaux, l'argent des islamistes vient de la délinquance
comme de la bourse. La frontière est parfois floue entre terrorisme,
banditisme et haute finance.
Qui finance le terrorisme international ? Où sont les
milliards d'Oussama ben Laden ? L'homme, accusé d'avoir
spéculé sur les marchés boursiers avant les attentats
aux Etats-Unis, semble passé maître dans l'utilisation
des circuits financiers occultes et des paradis fiscaux. Mais la nébuleuse
islamiste ne semble pas hésiter à se financer aussi
par le trafic et la délinquance.
Selon l'ancien directeur de la CIA de 1993 à 1995, James Woosley,
Chypre est une des plaques tournantes des activités financières
d'Oussama ben Laden. L'hypothèse selon laquelle il a spéculé
sur les marchés avant les attentats « est fondée »
selon lui.
Les autorités panaméennes, alertées par plusieurs
polices étrangères, ont ouvert de leur côté
une enquête sur une société financière
immatriculée au Panama qui pourrait avoir été
utilisée par le milliardaire pour des transactions financières
importantes.
Les gendarmes boursiers de plusieurs pays prennent au sérieux
l'hypothèse d'une spéculation sur les marchés
boursiers, avant les attentats du 11 septembre.
Les organismes responsables de la surveillance boursière aux
Etats-Unis et au Japon, ont chacune ouvert une enquête. Les
autorités allemande, italienne et française ont de leur
côté entamé des « vérifications »
au sujet d'évolutions surprenantes, constatées dans
les secteurs des assurances, du transport aérien, de la grande
distribution, du luxe et de la communication dans les jours précédant
les attentats.Trafic, vols et détournements
Mais le financement des réseaux islamistes est très
divers. Il passe aussi par le détournement de l'aide de certaines
ONG, le trafic de voitures ou de cartes bleues volées.
De nombreux groupes, surtout ceux qui sont intégrés
dans les pays occidentaux, font appel à un financement « local »,
soit d'une manière légale, en travaillant, soit illégalement.
« La délinquance de droit commun est une source
gigantesque de fonds », estime ce spécialiste, rappelant
que de nombreux militants islamistes sont également connus
pour des délits, vols ou trafic de faux documents.
« Ils sont particulièrement présents dans
le trafic de voitures et de cartes bleues », souligne-t-il.
Autre voie de financement pour les réseaux islamistes, le détournement
des aides perçues par des organisations non gouvernementales
(ONG) financés par des pays du Golfe, notamment des ONG ayant
travaillé en Bosnie et en Tchétchénie.
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