- Un
afflux de jeunes recrues
-
Dans tout le pays, traumatisé par la pire attaque terroriste
de son histoire, des milliers d'Américains poussent depuis une
semaine les portes des centres de recrutement des armées, à
la recherche d'informations alors que leur pays se prépare à
des affrontements d'un nouveau genre.
« Je suis New-Yorkais, j'ai grandi ici, cela me touche personnellement »,
assure ce jeune homme de 26 ans en costume sombre et cravaté
de noir à la sortie du stand de la Marine à Times Square.
« J'envisage de m'engager. Je veux en savoir plus avant de
prendre ma décision. Je ne veux pas agir sous le coup de l'émotion
mais je suis prêt à me battre pour ma ville. On ne peut
pas s'en prendre à New York comme cela ».
- « Je
veux en être »
« Nous avons vu une brusque augmentation, pas en engagements
effectifs mais une augmentation de l'intérêt »
depuis une semaine, confirme le commandant Rob Winchester, porte-parole
des Marines. « Mais cela ne s'est pas encore traduit nécessairement
par de nouveaux contrats ».
Le nombre de coups de fil et de connections sur le site web du prestigieux
corps a augmenté de 500 % depuis le 11 septembre, selon
lui.
Bendik Corey, 25 ans, a vu de son toit les tours jumelles partir en
fumée. Il est formel : il veut tenter d'entrer dans les
Marines. « Il va finir par se passer quelque chose. Je veux
en être ».
Après quatre ans dans les Marines (Californie, Salvador, Maroc),
David Nelson, 25 ans, pense rempiler. Parce qu'il est de son « devoir
d'Américain de faire quelque chose pour le pays ».
|