Les articles au jour le jour/vendredi 21 septembre
  • Un afflux de jeunes recrues


  • Dans tout le pays, traumatisé par la pire attaque terroriste de son histoire, des milliers d'Américains poussent depuis une semaine les portes des centres de recrutement des armées, à la recherche d'informations alors que leur pays se prépare à des affrontements d'un nouveau genre.

    « Je suis New-Yorkais, j'ai grandi ici, cela me touche personnellement », assure ce jeune homme de 26 ans en costume sombre et cravaté de noir à la sortie du stand de la Marine à Times Square. « J'envisage de m'engager. Je veux en savoir plus avant de prendre ma décision. Je ne veux pas agir sous le coup de l'émotion mais je suis prêt à me battre pour ma ville. On ne peut pas s'en prendre à New York comme cela ».
  • « Je veux en être »

  • « Nous avons vu une brusque augmentation, pas en engagements effectifs mais une augmentation de l'intérêt » depuis une semaine, confirme le commandant Rob Winchester, porte-parole des Marines. « Mais cela ne s'est pas encore traduit nécessairement par de nouveaux contrats ».

    Le nombre de coups de fil et de connections sur le site web du prestigieux corps a augmenté de 500 % depuis le 11 septembre, selon lui.

    Bendik Corey, 25 ans, a vu de son toit les tours jumelles partir en fumée. Il est formel : il veut tenter d'entrer dans les Marines. « Il va finir par se passer quelque chose. Je veux en être ».

    Après quatre ans dans les Marines (Californie, Salvador, Maroc), David Nelson, 25 ans, pense rempiler. Parce qu'il est de son « devoir d'Américain de faire quelque chose pour le pays ».

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