Les articles au jour le jour/vendredi 21 septembre
  • Quel rôle pour les armées européennes ?


  • Les alliés européens de l'Otan ont accepté le principe d'une participation militaire aux opérations engagées par les Etats-Unis contre le terrorisme, mais Washington n'a formulé pour le moment de demande précise qu'à l'Espagne et au Portugal, et cet engagement éventuel pourrait être à géométrie variable.

    Le secrétaire d'Etat adjoint américain, Richard Armitage, à l'issue d'une réunion des 18 membres de l'Otan, hier à Bruxelles, a insisté sur le fait qu'« aucune décision » n'avait été prise sur une assistance des alliés à des représailles américaines. « Je ne suis pas venu ici pour demander quelque chose en particulier. Je suis venu ici pour partager avec nos alliés l'information que nous avons », a-t-il dit.

    France.
    Le ministre de la Défense, Alain Richard, a précisé cette semaine que la participation française pourrait être « significative », mais la France n'a officiellement pris encore « aucune décision concrète » sur le plan militaire, a indiqué hier le ministère de la Défense. Le porte-avions Charles-de-Gaulle est quoi qu'il en soit en cale sèche à Toulon, et sera indisponible au moins jusqu'en novembre.

  • Grande-Bretagne.
    Selon le ministère britannique de la Défense, « aucun déploiement britannique et aucune opération militaire n'est en cours ». Mais Tony Blair qui est arrivé hier à Washington, a été plus loin que n'importe quel autre dirigeant européen en déclarant que son pays était « en guerre » contre le terrorisme au même titre que les Etats-Unis.
  • Allemagne.
    L'Allemagne a commencé mercredi de se préparer à l'action militaire, en débloquant des fonds supplémentaires pour l'armée, après un vote du parlement autorisant « la mise à disposition des moyens militaires adaptés pour la lutte contre le terrorisme international ».
  • Italie.
    Le ministre italien de la Défense, Antonio Martino, a estimé hier qu'il est « très probable » que l'OTAN demande à l'Italie l'utilisation de ses bases dans le cadre d'une opération antiterroriste, « moins probable » que soient demandés des avions et des chars et « encore moins probable » l'envoi de troupes.

    l Espagne et Portugal. Les deux pays de la péninsule a « répondu favorablement » hier à la demande d'utilisation de la base militaire de Lajes (aux Açores), de Rota (province de Cadix) et de Moron de la Frontera (Séville, sud) soumise par Washington.
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  • Russie.
    Les Etats-Unis et la Russie ont décidé mercredi d'intensifier leur coordination dans la lutte antiterroriste, mais les Russes ont précisé hier qu'ils souhaient « d'abord connaître les objectifs du déploiement, la composition des troupes et si le déploiement peut constituer une menace pour la sécurité nationale des pays hôtes» avant d'autoriser le déploiement de troupes américaines dans les anciennes bases russes d'Asie centrale.


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