- Quel
rôle pour les armées européennes ?
Les alliés européens de l'Otan ont accepté le principe
d'une participation militaire aux opérations engagées
par les Etats-Unis contre le terrorisme, mais Washington n'a formulé
pour le moment de demande précise qu'à l'Espagne et au
Portugal, et cet engagement éventuel pourrait être à
géométrie variable.
Le secrétaire d'Etat adjoint américain, Richard Armitage,
à l'issue d'une réunion des 18 membres de l'Otan, hier
à Bruxelles, a insisté sur le fait qu'« aucune
décision » n'avait été prise sur une
assistance des alliés à des représailles américaines.
« Je ne suis pas venu ici pour demander quelque chose en
particulier. Je suis venu ici pour partager avec nos alliés l'information
que nous avons », a-t-il dit.
France.
Le ministre de la Défense, Alain Richard, a précisé
cette semaine que la participation française pourrait être
« significative », mais la France n'a officiellement
pris encore « aucune décision concrète »
sur le plan militaire, a indiqué hier le ministère de
la Défense. Le porte-avions Charles-de-Gaulle est quoi qu'il
en soit en cale sèche à Toulon, et sera indisponible au
moins jusqu'en novembre.
Grande-Bretagne.
Selon le ministère britannique de la Défense, « aucun
déploiement britannique et aucune opération militaire
n'est en cours ». Mais Tony Blair qui est arrivé hier
à Washington, a été plus loin que n'importe quel
autre dirigeant européen en déclarant que son pays était
« en guerre » contre le terrorisme au même
titre que les Etats-Unis.
- Allemagne.
L'Allemagne a commencé mercredi de se préparer à
l'action militaire, en débloquant des fonds supplémentaires
pour l'armée, après un vote du parlement autorisant « la
mise à disposition des moyens militaires adaptés pour
la lutte contre le terrorisme international ».
- Italie.
Le ministre italien de la Défense, Antonio Martino, a estimé
hier qu'il est « très probable » que l'OTAN
demande à l'Italie l'utilisation de ses bases dans le cadre d'une
opération antiterroriste, « moins probable »
que soient demandés des avions et des chars et « encore
moins probable » l'envoi de troupes.
l Espagne et Portugal. Les deux pays de la péninsule a « répondu
favorablement » hier à la demande d'utilisation de
la base militaire de Lajes (aux Açores), de Rota (province de
Cadix) et de Moron de la Frontera (Séville, sud) soumise par
Washington.
-
-
Russie.
Les Etats-Unis et la Russie ont décidé mercredi d'intensifier
leur coordination dans la lutte antiterroriste, mais les Russes ont
précisé hier qu'ils souhaient « d'abord connaître
les objectifs du déploiement, la composition des troupes et
si le déploiement peut constituer une menace pour la sécurité
nationale des pays hôtes» avant d'autoriser le déploiement
de troupes américaines dans les anciennes bases russes d'Asie
centrale.
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