Les articles au jour le jour/jeudi 13 septembre
  • Ben Laden partout et nulle part à la fois


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    Traquer Oussama ben Laden, le milliardaire saoudien réfugié en Afghanistan soupçonné d'être derrière les attentats, ne sera pas une tâche facile.

    A la première question, où est-il ?, la seule réponse qui peut être donnée avec certitude tient en un mot : Afghanistan. Mais cela ne fait guère avancer les choses. Ce terroriste présumé, est constamment en mouvement dans ce pays de montagnes plus grand que la France.
  • Fausses pistes

  • Depuis son arrivée en Afghanistan en 1996 en provenance du Soudan, ben Laden a patiemment construit un cordon de sécurité autour de sa personne et de son réseau de militants, le Al-Quaeda (La Base), bougeant incessamment d'une base à l'autre en camion ou en hélicoptère tout en multipliant les fausses pistes.

    L'homme est bien entraîné. Pendant les années quatre-vingts, il est parvenu à échapper à une autre super-puissance lors de l'occupation soviétique de l'Afghanistan, finançant une brigade de quelque 20.000 militants arabes engagés dans la guerre sainte contre l'armée rouge.

    A son retour en Afghanistan en 1996, il s'est d'abord installé à l'ouest de Jalalabad. Cette zone que l'on atteint par de méchantes routes poussiéreuses, est constamment quadrillée par des armées d'islamistes étrangers, qui protègent un réseau de camps d'entraînement pour les combattants impliqués en Algérie, Tchétchénie, Egypte ou Cachemire.
  • Hôte d'honneur des taliban

  • En prenant Jalalabad, peu après l'installation de ben Laden, les « étudiants en théologie » ont aussitôt assuré au milliardaire saoudien le statut d'« hôte d'honneur ». Il est depuis très proche des taliban et de leur direction.

    Plus haut sur la route de Kaboul, ben Laden est soupçonné d'avoir installé un autre réseau de caches à Mehtarlam dans la province de Laghman. Encore plus au nord, dans la province de Kunar, se trouveraient d'autres bases et camps d'entraînement.

    Dans la capitale, ses sympathisants arabes entretiennent un réseau de maisons et de caches tandis qu'au sud de la capitale, d'autres camps d'entraînement ont été identifiés par des personnels des Nations unies.

    Au sud de Kaboul, se trouve également un autre réseau de bases et de camps d'entraînement, cibles des missiles américains en 1998 à la suite des attentats en Afrique orientale.

    A Kandahar, fief des taliban au sud du pays, le milliardaire saoudien possède une maison spacieuse proche de celle du très secret leader suprême des taliban, le mollah Mohammad Omar. Une proximité qui facilite les connivences.

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