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New York, la vie reprend malgré tout
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New York tentait hier matin d'afficher un visage aussi normal que
possible avec une reprise au ralenti mais l'étrange absence
de circulation, les nombreux drapeaux en berne et un épais
nuage de fumée toujours visible rappelaient sans cesse le drame
de la veille.
«Le business a repris à New York», martèle
dès l'aube sur les chaînes de télévision
le maire de la ville, Rudolph Giuliani, le visage défait par
une nuit de veille.
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Privé
de courrier
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Pour autant, il conseille à tous ceux qui le peuvent de rester
chez eux : «si vous n'avez pas besoin de venir aujourd'hui,
les choses ici n'en seront que plus faciles», explique-t-il
aux millions de New Yorkais qui quittent chaque jour le New Jersey
et les quartiers de Brooklyn, du Bronx ou du Queens pour travailler
dans l'île de Manhattan, coeur économique de la ville.
Manhattan reste de toute façon quasi-isolé : tous les
ponts et tunnels y donnant accès sont toujours fermés
à la circulation et seuls trains et métros, revenus
peu à peu à un trafic quasi-normal, permettent de franchir
l'East River ou l'Hudson.Toute l'île de Manhattan au sud de
la 14e rue est interdite au public, condamnant du même coup
le centre financier de Wall Street, dont les marchés boursiers
sont toujours fermés.
Dans les kiosques, les New-Yorkais se ruent sur les quelques journaux
disponibles, les tabloïds comme le New York Post ou le Daily
News ayant rencontré de nombreux problèmes de distribution.
Les passants pouvaient découvrir des poubelles pleines dans
les rues, les éboueurs ne pouvant travailler hier.
De nombreux musées aussi sont fermés, tout comme l'Empire
State Building, redevenu le gratte-ciel le plus haut de New York après
la disparition des tours jumelles du World Trade Center. A Broadway
les matinées avaient été annulées hier.
Faute de camions et de trafic aérien, qui ne devait être
rétabli que partiellement hier dans la nuit, les New Yorkais
ont été privés de courrier
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